La COP30, qui s’ouvre le 10 novembre 2025 à Belém, abordera de nombreux sujets – contributions nationales déterminées, financements, déforestation – et permettra au Brésil et à ses dirigeants de s’afficher en champions du climat. À l’inverse, les États-Unis de Donald Trump, au positionnement climatosceptique assumé, n’y enverront aucun représentant de haut niveau.

Annuellement incarnées par les conférences des parties (COP) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les négociations climatiques internationales mettent ainsi en scène des États, mais aussi, au-delà, de larges champs d’acteurs et d’expertises. L’évolution de ces négociations éclaire autant de paramètres qui structurent les relations internationales – rapports de force, intérêts nationaux, échange inégal, transferts de technologie, équilibres économiques – que des formes de puissance alternative – sobriété, low tech, weak power.

Si elles comportent des exemples de réussite – Accord de Paris sur le climat à l’issue de la COP21 en 2015 qui fête ses 10 ans, ou encore, dans un autre cadre, protocole de Montréal de 1987 visant à protéger la couche d’ozone –, de telles négociations internationales paraissent également ouvrir la voie à des promesses technologiques pouvant être qualifiées de « prométhéennes » (capture et stockage du carbone, géo-ingénierie, etc.). Elles sont en outre l’occasion de s’interroger sur les perspectives d’affaiblissement, d’absence ou de disparition de la coopération, et sur les points de bascule – climatiques, mais aussi sécuritaires – qui peuvent en résulter.

Tel est l’objet de cette liste de lecture, qui questionne jusqu’à l’existence même de ces COP, de voies alternatives à celles-ci pour l’avenir des négociations climatiques et, in fine, la capacité du système international, de ses arènes et mécanismes, à faire face aux risques globaux.

Articles

Cartographies / Climat, environnement, sécurité

7 novembre 2025

COP30 de Belém : les forêts au cœur de l’urgence climatique mondiale

Antoine Diacre

Coordinateur de la recherche et responsable du pôle données, cartographie, infographie de l’IRIS

Coline Laroche

Adjointe à la communication

Victor Pelpel

Directeur de l’innovation et de la stratégie éditoriale de l’IRIS

Vidéos / Climat, environnement, sécurité

30 novembre 2023

COP28 : que peut-on en attendre ?

Table ronde organisée lors du séminaire de restitution organisé dans le cadre de l’Observatoire Défense & Climat, mené pour le compte de la DGRIS du ministère des Armées.

Julia Tasse

Directrice du développement de l’IRIS, responsable du programme Océan et fonds marins

RIS

Octobre 2023

Du schisme de réalité au schisme de la décarbonation : le système international est-il capable d’atténuer les risques climatiques globaux ?

Amy Dahan

Mathématicienne, historienne des sciences, spécialiste des relations entre sciences et politique dans le domaine du climat, directrice de recherche émérite au CNRS

Marine de Guglielmo Weber

Ancien.ne chercheur.se à l'IRIS

Marc Verzeroli

Responsable d’édition à l’IRIS, Rédacteur en chef de La Revue internationale et stratégique

RIS

Décembre 2022

Sobriété, résilience, adaptation : « La sobriété dont il est question aujourd’hui n’est pas une réponse à la nécessité d’atténuer le changement climatique, mais une réaction palliative à des chocs indépendants du climat »

Magali Reghezza-Zitt

Directrice de collection

Emmanuel Hache

Directeur de recherche à l’IRIS

Marc Verzeroli

Responsable d’édition à l’IRIS, Rédacteur en chef de La Revue internationale et stratégique

Sacha Serero

Étudiante en Histoire contemporaine à Sorbonne-Université, diplômée de Sciences Po Paris et ancienne assistante de rédaction à l’IRIS.

Julia Tasse

Directrice du développement de l’IRIS, responsable du programme Océan et fonds marins