Notes / Europe, Union européenne, OTAN
15 septembre 2026
Les politiques industrielles de défense et d’acquisition de l’UE et de l’OTAN : complémentarité ou concurrence ?
En une décennie, l’Union européenne (UE) a considérablement renforcé ses compétences en matière d’industrie de défense. Plus récemment encore, elle s’est dotée de nouveaux instruments, tout aussi importants, dans le domaine des acquisitions militaires. L’UE semble ainsi appelée à devenir un acteur à part entière dans deux secteurs stratégiques majeurs : la politique industrielle de défense et l’armement.
La présente note analyse la manière dont ces nouvelles compétences s’articulent — ou se heurtent — à celles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à l’heure où l’Alliance atlantique traverse une période de transformations profondes, impulsées par l’administration de Trump. Trois axes structurent cette réflexion. Il s’agira d’abord de comprendre ce que les États-Unis réservent réellement à l’OTAN et aux Européens : un désengagement total, une délégation contrôlée ou une nouvelle forme de tutelle stratégique ?
La note examinera ensuite les effets de cette recomposition sur la relation UE-OTAN dans les domaines militaro-industriels et des acquisitions, en interrogeant notamment la capacité de l’Union à promouvoir l’autonomie stratégique de ses États membres.
Enfin, l’article abordera les enjeux de planification et de gouvernance à l’échelle européenne. Il cherchera notamment à répondre à la question suivante : quel rôle l’OTAN doit-elle jouer dans la définition des priorités destinées à orienter les politiques industrielles et d’armement de l’UE ?