Fiche matière première : l’acier

  • Frédéric Jeannin

    Frédéric Jeannin

    Chercheur à l’IRIS, co-responsable du programme Énergie et matières premières

  • Zachary Pennes

    Zachary Pennes

    Assistant de recherche à l’IRIS

  • Thibault Derville

    Thibault Derville

    Assistant de recherche à l’IRIS

L’acier est un matériau structurant des économies industrialisées, au coeur des infrastructures, de nombreux secteurs manufacturiers et indispensable à l’atteinte des objectifs de la transition énergétique.

Sa chaîne de valeur repose néanmoins sur des activités minières fortement concentrées géographiquement, une sidérurgie largement dominée par la Chine et une forte volatilité des prix, tandis que la base sidérurgique européenne voit sa compétitivité s’éroder.

Dans ce contexte, analyser les mécanismes qui animent cette filière stratégique constitue un préalable indispensable pour anticiper les risques et engager la réflexion sur des solutions durables au service d’une transition écologique plus souveraine à l’horizon 2050.


Afin d’illustrer son avis « Transition énergétique et matériaux stratégiques : dépendances, sobriété et recyclage » et dans le cadre de la révision de ses scénarios Transition(s) 2050, l’ADEME apporte une aide financière permettant à l’IRIS de réaliser des travaux de recherche prospectifs sur la géopolitique de la transition écologique et énergétique.

Ce projet de recherche se divisait en plusieurs axes, dont le premier consiste en l’analyse approfondie de 20 matières premières essentielles à cette transition de la France : quinze sont de nature minérale, cinq de nature agricole. Les matières premières étudiées ont été sélectionnées afin de permettre d’explorer une diversité d’enjeux géopolitiques se posant aux approvisionnements français.

Ce travail a donné lieu à la production de fiches, dont le présent document fait partie, qui retracent les enjeux liés aux différentes étapes de la chaîne de valeur de chacune de ces matières avec un prisme d’analyse des forces et des faiblesses de la France et de l’Europe. Les analyses sont réalisées à horizon 2050, et s’inscrivent dans un contexte de réchauffement climatique mondial de +2°C, conforme à la TRACC (trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique).