Notes / Énergie et matières premières
1 septembre 2026
Fiche matière première : le cuivre
Le cuivre est un élément essentiel de la transition énergétique puisqu’il est utilisé en tant que métal conducteur dans les réseaux électriques et les différentes technologies énergétiques. Ce métal est voué à prendre de l’importance avec l’électrification du système énergétique. Cependant, un déséquilibre entre l’offre et la demande de ce métal pourrait survenir dès 2030, avec un déficit de production de 10 Mt à horizon 2050 selon certains scénarios.
L’extraction de cuivre est distribuée entre quatre acteurs principaux que sont le Chili, le Pérou, la République démocratique du Congo (RDC) et la Chine, laquelle concentre également 45 % des capacités mondiales de raffinage. Une position dominante que Pékin cherche à maintenir en entretenant une surproduction, poussant les prix vers le bas.
L’objectif de cette fiche est de mettre en évidence le caractère stratégique du cuivre, en examinant les vulnérabilités de la filière à la lumière des évolutions géopolitiques récentes et en identifiant les risques futurs, amplifiés par les effets du dérèglement climatique.
Afin d’illustrer son avis « Transition énergétique et matériaux stratégiques : dépendances, sobriété et recyclage » et dans le cadre de la révision de ses scénarios Transition(s) 2050, l’ADEME apporte une aide financière permettant à l’IRIS de réaliser des travaux de recherche prospectifs sur la géopolitique de la transition écologique et énergétique.
Ce projet de recherche se divisait en plusieurs axes, dont le premier consiste en l’analyse approfondie de 20 matières premières essentielles à cette transition de la France : quinze sont de nature minérale, cinq de nature agricole. Les matières premières étudiées ont été sélectionnées afin de permettre d’explorer une diversité d’enjeux géopolitiques se posant aux approvisionnements français.
Ce travail a donné lieu à la production de fiches, dont le présent document fait partie, qui retracent les enjeux liés aux différentes étapes de la chaîne de valeur de chacune de ces matières avec un prisme d’analyse des forces et des faiblesses de la France et de l’Europe. Les analyses sont réalisées à horizon 2050, et s’inscrivent dans un contexte de réchauffement climatique mondial de +2°C, conforme à la TRACC (trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique).