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12 juin 2026
Un G7 pour quoi faire ?
Le G7 s’ouvre le 15 juin prochain à Evian. La France en assure la présidence dans un contexte marqué par les divisions et les incertitudes. Créé en 1975 à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing en réponse à la crise économique, ce groupe des sept pays les plus industrialisés était à l’origine conçu comme un espace de dialogue informel entre alliés. Aujourd’hui, il est souvent perçu comme un club occidental en perte d’influence, où les désaccords l’emportent sur les consensus.
Cette édition est largement dominée par une question : quel sera le comportement de Donald Trump ? Entre ses désaccords avec les Européens sur l’Ukraine, son hostilité envers les institutions internationales et ses divergences sur les questions climatiques, commerciales ou technologiques, sa présence pourrait une nouvelle fois transformer le sommet en exercice d’équilibriste diplomatique.
Les dirigeants des États membres du G7 devraient notamment évoquer la guerre en Ukraine, alors que les Européens souhaitent maintenir la pression sur la Russie et poursuivre leur soutien à Kiev. Mais les divergences apparaissent également sur l’intelligence artificielle, sujet de confrontation croissante entre une Europe attachée à la régulation et une administration américaine qui défend une approche libérale sous l’influence des géants du numérique.
Les conflits au Proche-Orient et la situation en Iran figurent également parmi les dossiers susceptibles d’être abordés. Pourtant, derrière ces discussions se pose une question : le G7 est-il encore capable d’influencer le cours des événements mondiaux ou n’est-il plus qu’un symbole d’un Occident dont le poids relatif ne cesse de diminuer ?