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29 juillet 2026
Trump empêtré dans les guerres
Donald Trump a toujours cultivé l’image d’un président tout-puissant, recevant dans à la Maison-Blanche les dirigeants du monde entier pour afficher sa domination et son influence. Pourtant, lors des récentes rencontres avec Benyamin Netanyahou et Volodymyr Zelensky, aucune caméra n’était présente. Une discrétion soudaine qui s’explique par le fait que ces deux hommes incarnent deux conflits dans lesquels les États-Unis se sont enlisés. Trump, qui promettait des solutions rapides, se retrouve incapable de tenir ses engagements, ce qui entache son image de winner infaillible.
La mort de Lindsey Graham, le « faucon » républicain pro-israélien et pro-ukrainien, a réuni ces deux dirigeants à Washington. Mais l’Ukraine et Israël, bien que présentés comme des alliés indéfectibles de l’Occident, peinent à convaincre. L’Ukraine, en frappant un navire iranien, cherche à prouver sa fiabilité, tandis qu’Israël tente de se positionner comme un rempart contre l’axe Russie-Iran. Pourtant, ces stratégies ne suffisent pas à masquer les contradictions : Israël, puissance occupante, réprime violemment les Palestiniens, et l’Ukraine, malgré son alignement sur les valeurs occidentales, voit ses demandes de missiles Patriot restées sans réponse concrète.
La situation de Trump est d’autant plus délicate que sa crédibilité est en berne. Seuls un tiers des Américains soutiennent encore sa gestion des conflits, et 76 % estiment qu’il les a mal menés. De plus, ses récentes tergiversations, comme l’accord de défense avec l’Arabie saoudite, d’abord signé puis remis en question, renforcent la méfiance de ses partenaires. Les Iraniens, les Saoudiens et les Russes ne croient plus en sa parole. Pendant ce temps, Poutine, dont l’étoile pâlit face aux frappes ukrainiennes, doit regretter d’avoir rejeté les propositions de Trump en 2025, alors bien plus favorables à Moscou.
Que reste-t-il donc à Trump ? Poursuivre les frappes, mais les stocks de missiles s’épuisent. Négocier, mais personne ne croit plus en sa signature. Ou bien abandonner, laissant à l’Iran le contrôle de territoires qu’il ne maîtrisait pas avant la guerre. Dans tous les cas, une chose est sûre : l’image du président tout-puissant s’effrite, et celle du loser prend le dessus.