L’offensif et le défensif : guerre hors limites chinoise et défense totale suédoise

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  • Charles Guénois

    Charles Guénois

    Officier de Marine

  • Marine de Guglielmo Weber

    Marine de Guglielmo Weber

    Chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM).

MODÈLES

« Considérez qu’avec de nombreux calculs on peut remporter la victoire, redoutez leur insuffisance. Combien celui qui n’en fait point a peu de chances de gagner ! » : Sun Tzu dans L’art de la guerre insiste sur l’importance du calcul pour fonder une stratégie pertinente, c’est-à-dire à même de « créer des situations » favorables à l’exécution des plans établis. Il précise en ce sens que « le général agisse à bon escient, en harmonie avec ce qui est avantageux, et, par là même, dispose de la maîtrise de l’équilibre. » Une telle ambition paraît pourtant mise à l’épreuve lorsque la « friction » (Clausewitz) – incertitudes, erreurs, brouillard de la guerre – pèse sur la conduite des opérations. Sun Tzu répond à cette difficulté en rappelant l’exigence d’adaptabilité : « Une armée peut être comparée exactement à de l’eau car, de même que le flot

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