L’architecture monumentale de Pyongyang : un outil de légitimation dynastique et de contrôle social

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  • Marianne Peron-Doise

    Marianne Peron-Doise

    Directrice de recherche à l’IRIS, co-responsable du programme Asie-Pacifique, directrice de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique

Capitale de la Corée du Nord, Pyongyang occupe une place singulière dans l’histoire de l’urbanisme politique. Elle est d’ailleurs souvent présentée comme le symbole incarné d’une utopie socialiste [1]. Le régime autoritaire mis en place depuis la création du pays en 1948 a mobilisé une architecture caractéristique destinée à exalter la puissance nationale et la légitimité du leadership. Pyongyang concentre des réalisations grandioses – larges avenues, gratte-ciel futuristes, monuments colossaux –, contribuant à la glorification idéologique du pouvoir aux mains de la famille Kim. Ces aménagements urbains visent à impressionner la population et à projeter une image de modernité et de force. De fait, Pyongyang n’a pas été pensée comme un espace fonctionnel destiné à répondre aux besoins quotidiens de ses habitants, mais comme une vitrine appelée à incarner l’idéologie officielle et à façonner les comportements politiques, économiques

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