L’architecture monumentale de Pyongyang : un outil de légitimation dynastique et de contrôle social

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  • Marianne Peron-Doise

    Marianne Peron-Doise

    Directrice de recherche à l’IRIS, co-responsable du programme Asie-Pacifique, directrice de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique

​ Perspective de Pyongyang, encadrant le portrait des deux premiers dirigeants, une architecture totalitaire ?. © Alexandra Novosseloff, 2019.  Capitale de la Corée du Nord, Pyongyang occupe une place singulière dans l’histoire de l’urbanisme politique. Elle est d’ailleurs souvent présentée comme le symbole incarné d’une utopie socialiste [1]. Le régime autoritaire mis en place depuis la création du pays en 1948 a mobilisé une architecture caractéristique destinée à exalter la puissance nationale et la légitimité du leadership. Pyongyang concentre des réalisations grandioses – larges avenues, gratte-ciel futuristes, monuments colossaux –, contribuant à la glorification idéologique du pouvoir aux mains de la famille Kim. Ces aménagements urbains visent à impressionner la population et à projeter une image de modernité et de force. De fait, Pyongyang n’a pas été pensée comme un espace fonctionnel destiné à répondre aux

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