La mythification des diasporas : attribut des États ou contre-pouvoir politique ?

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Àce jour, les diasporas ne disposent pas d’une capacité autonome à « imposer leur volonté » [1]. Si certaines, à l’instar des diasporas indienne et chinoise, exercent une influence notable, elles restent fondamentalement tributaires de leurs États d’origine [2]. La majorité des diasporas n’exercent qu’une influence indirecte : elles interviennent comme relais économiques et politiques, sans disposer d’une véritable autonomie. Paradoxalement, cette dépendance les rend redoutables pour les régimes, qui les perçoivent comme de potentiels foyers de contestation. Les diasporas sont aussi fréquemment « mythifiées » [3] à travers une rhétorique étatique qui tient davantage à la nécessité pour les États de contrôler leurs ressortissants qu’à une réalité économique ou politique vérifiable. Cette « mythification » consiste à construire un récit idéalisé qui occulte leur dépendance politique et exagère leur autonomie et leur c

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