Vidéos / Sécurité humaine
14 octobre 2026
Le monde au-delà des États, une géopolitique des acteurs non étatiques
Les États souverains dominent nos représentations du monde. Pourtant, une part croissante des fonctions traditionnellement attachées à la souveraineté se déploie hors du seul cadre étatique. Multinationales, plateformes numériques, diasporas, organisations non gouvernementales (ONG), organisations sportives, groupes armés ou entités en quête de reconnaissance investissent des domaines que l’État leur concède, qui échappent à sa maîtrise ou dont le contrôle lui est disputé. Ces formes de pouvoir ne sont pas nouvelles, mais l’échelle de leurs moyens, leur transnationalité et leurs capacités à exercer des formes d’autorité modifient les rapports de force internationaux.
À l’occasion de la parution de la Revue internationale et stratégique (RIS) N°143 sur le thème « Le monde au-delà des États, une géopolitique des acteurs non étatiques », Lukas Aubin, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du Programme Sport et géopolitique et de l’Observatoire géopolitique de l’espace post-soviétique, et Fatou Élise Ba, chercheuse à l’IRIS, responsable du Programme Sécurité humaine répondent à nos questions :
- Pourquoi est-il devenu indispensable d’analyser les rapports de force entre acteurs non étatiques et puissances étatiques ?
- Comment ces pouvoirs alternatifs parviennent-ils à la fois à avoir une capacité d’influence ou de contraindre un État, tout en restant dépendant structurellement de celui-ci ?
- Où se situe la frontière juridique et politique entre un État de facto et un État de jure ?