Vidéos / Sport et géopolitique
11 juin 2026
Non, le Mondial américain n’est pas un retour à l’ordre occidental
Dans cette série consacrée à la Coupe du monde 2026, Lukas Aubin, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du Programme Sport et géopolitique, analyse la transition d’un football mondial longtemps dominé par l’Occident vers un système plus multipolaire.
Le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 sera donné le 11 juin à Mexico, et la finale se tiendra le 19 juillet à New York. Coorganisée pour la première fois par trois pays hôtes, les États-Unis, le Canada et le Mexique, elle marque un tournant dans l’histoire de la compétition. Au-delà de son nombre record de sélections participantes et de son ampleur continentale, elle symbolise une étape majeure dans la recomposition géopolitique du football mondial. Cette édition, ainsi que les prochaines Coupes du monde, montre que le football n’est plus exclusivement centré sur l’Occident, mais s’inscrit dans une dynamique multipolaire. Cette évolution met en lumière des pays jusqu’ici moins représentés et leur offre l’opportunité de renforcer leur visibilité, leur rayonnement et leur reconnaissance internationale.
Qu’est-ce qui fait de cette Coupe du monde un tournant dans la recomposition géopolitique du football ? En quoi cette compétition illustre-t-elle le déplacement du centre de gravité du football mondial, d’un modèle historiquement dominé par l’Occident vers une organisation plus multipolaire ? Enfin, de quelle manière les États cherchent-ils à utiliser cet événement majeur comme un levier d’influence, de visibilité et de reconnaissance sur la scène internationale ?