Mélenchon veut une révolution géopolitique

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Jean-Luc Mélenchon a prononcé, le samedi 27 juin, un discours d’une heure lors d’un colloque organisé par l’Institut La Boétie sur le thème « La nouvelle géopolitique, la France, l’Europe et le monde ». Pour le candidat à l’élection présidentielle, une éventuelle arrivée à l’Élysée ne se traduirait pas par une simple évolution de la diplomatie française, mais par une véritable révolution dans ce domaine.

Son analyse part d’un constat : l’ordre économique et l’ordre géopolitique sont indissociables. Depuis 1971, les États-Unis disposent du privilège d’imprimer autant de monnaie qu’ils le souhaitent. Or cette domination touche, selon lui, à sa fin. Le dollar repose sur des matières premières notamment le pétrole, et la civilisation pétrolière débouche sur une crise écologique globale.

Mélenchon estime que Washington n’a anticipé ni la montée en puissance de la Chine, ni le rapprochement de celle-ci avec la Russie. Il rappelle que l’URSS s’est effondrée après son retrait d’Afghanistan et suggère que les États-Unis pourraient suivre une trajectoire comparable. Face à ce déclin annoncé, il revendique un monde organisé autour du droit international et de l’ONU, seule instance représentant, selon lui, l’ensemble de l’humanité, contrairement au G7 ou au G20, et plaide pour une réforme de l’organisation.

Sur le plan des alliances, il annonce vouloir sortir de l’OTAN, tout en proposant d’ouvrir des discussions avec la Russie pour établir des garanties mutuelles de sécurité après un retrait d’Ukraine. Il défend également un désarmement nucléaire au Moyen-Orient et un rapprochement coopératif avec la Chine.

Mon analyse dans cette vidéo.