Vers une grammaire partagée du risque systémique ?

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  • Julia Tasse

    Julia Tasse

    Directrice de recherche à l’IRIS, responsable du programme Océan et fonds marins

  • Cécile Wendling

    Cécile Wendling

    Fondatrice de Pan-or-amique, ancienne directrice de la prospective d’Axa, chercheuse associée au Centre de sociologie des organisations (CSO, Sciences Po – CNRS) au sein du Crisis Lab

DICTIONNAIRE

Faisant écho à l’intensification des interdépendances entre nations et systèmes économiques, les crises des trois dernières décennies se sont souvent révélées systémiques, au sens où l’atteinte d’un élément peut entraîner, par effets de cascade, le dysfonctionnement, voire l’effondrement, de tout ou partie de l’ensemble. La pandémie de Covid-19 puis la guerre en Ukraine ont remis en cause des systèmes d’analyse des risques construits en silos – par domaine, secteur ou institution. De nombreux organismes, privés comme publics, ont depuis quelques années adopté une vision plus transverse des crises et de leurs effets en cascade. Des termes comme « polycrise », « accumulation des crises » [1] et « risques globaux » [2] se sont diffusés dans les discours et les instruments d’analyse, au point de structurer des répertoires et des vocabulaires qui, contrairement aux crises qu’ils entendent analyser,

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