Le rôle des femmes dans les processus de paix : de l’inclusion symbolique à la participation substantielle

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  • Tewfik Hamel

    Tewfik Hamel

    Docteur en histoire militaire et études de défense, enseignant-chercheur-formateur.

La participation des femmes ne devient réellement transformatrice que lorsqu’elle intervient tôt, pèse sur les arbitrages centraux, représente une pluralité d’expériences sociales du conflit et bénéficie de garanties procédurales et budgétaires. Les quatre cas étudiés montrent que la norme internationale ne suffit pas : ce sont la forme du processus et les conditions de mise en œuvre qui décident de la portée réelle de l’inclusion. Depuis l’adoption, le 31 octobre 2000, de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, la participation des femmes aux processus de paix s’est imposée comme une exigence normative largement reconnue dans les discours comme dans les pratiques internationales. Pourtant, l’écart reste marqué entre cette consécration et la réalité des négociations. En 2024, les femmes ne représentaient en moyenne que 7 % des négociateurs et 14 % des médiateurs dans les processus de paix formels à l’échelle mon

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