Introduction. Le monde au-delà des États : une géopolitique des acteurs non étatiques

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  • Fatou Élise Ba

    Fatou Élise Ba

    Chercheuse à l’IRIS, responsable du Programme Sécurité humaine

  • Lukas Aubin

    Lukas Aubin

    Directeur de recherche à l’IRIS, responsable du Programme Sport et géopolitique et de l’Observatoire géopolitique de l’espace post-soviétique

Les acteurs non étatiques ne sont pas le négatif des États. Ils sont des diasporas, des organisations non gouvernementales (ONG) ou encore des multinationales. Ils disposent d’un certain nombre de moyens d’action et, de fait, exercent une part de la souveraineté des États. Ces formes de pouvoir se développent ainsi dans une relation constante avec les États, qui peuvent les soutenir ou les combattre, tandis qu’elles sont en retour capables d’en infléchir l’action ou d’en déborder l’autorité. La puissance [1] circule, utilisée par des acteurs et actrices aux formes polymorphes et aux modes d’action pluriels. Dès 1971, Robert Keohane et Joseph Nye invitaient les politistes à prendre au sérieux les interactions transnationales dont au moins l’un des participants n’agit pas au nom d’un gouvernement. Deux décennies plus tard, James Rosenau parlait de « gouvernance sans gouvernement », tandis que Bertrand Badie et Marie-Claude Smouts décrivai

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