Faire évoluer la protection aussi vite que la menace : intégrer la guerre des systèmes dans les doctrines

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  • Pierre Vandier

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  • Léa Samara

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Transformation

Léa Samara, Julia Tasse et Marc Verzeroli – Sur quels angles de résilience prioritaires l’OTAN travaille-t-elle aujourd’hui ? Quels sont, selon vous, les points aveugles les plus préoccupants pour les Européens ? ›AMIRAL PIERRE VANDIER – Un constat s’impose : l’écart entre les discours sur la résilience et la réalité des investissements demeure important, ce qui rend politiquement difficile la prise en charge de sujets pourtant structurants. L’OTAN s’appuie sur un cadre solide avec les Multi-Domain Operations (MDO), conçues comme une orchestration du militaire et du civil. En cas de conflit existentiel, l’ensemble de la nation se trouve en effet mobilisé. La capacité de l’arrière à soutenir l’effort dans la durée devient alors déterminante : résilience des populations, continuité des services publics essentiels, robustesse des réseaux énergétiques et de télécommunications, mais aussi fonctionnement

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