Entre souverainetés étatiques et revendication apolitique, le pragmatisme diplomatique des associations sportives internationales

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Dans son ouvrage Red Card, l’universitaire états-unien Jules Boykoff rapporte les propos de João Havelange, ancien président (1974-1998) de la FIFA (Fédération internationale de football association), considérant qu’après l’effondrement de l’Union soviétique, il ne restait plus que « trois grands blocs de puissance : les États-Unis, la FIFA et le CIO » (Comité international olympique) [1]. Bien que quelque peu sentencieuse et définitive, la formule est de prime abord séduisante, tant elle est révélatrice de la place que semblent occuper aujourd’hui certaines organisations sportives internationales (OSI) au sein des relations internationales. En effet, depuis son avènement en tant que pratique moderne à la fin du XIXe siècle, le sport et ses organisations tutélaires ont pris une place de plus en plus importante au sein des sociétés nationales et ont étendu leur influence au gré de la mondialisation. D’abord secteur de niche, le marché du

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