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29 juin 2026
Proche Orient, extension du domaine de la désinformation
Au lendemain des attentats du 7 octobre 2023, l’attention médiatique s’est concentrée sur l’horreur subie par les victimes israéliennes. Mais à mesure que la situation se dégradait pour les Palestiniens et que la riposte devenait disproportionnée, le sujet de Gaza a paradoxalement disparu des plateaux, tout en restant très présente sur les réseaux sociaux.
L’on peut observer plusieurs mécanismes récurrents. Le porte-parole de l’armée israélienne et l’ambassadeur d’Israël sont reçus avec déférence, rarement contredits, là où les responsables politiques critiques envers Israël étaient soumis à un feu roulant de questions. Les journalistes qui osent remettre en cause le discours officiel sont exposés à de fortes attaques, parfois jusqu’à risquer leur poste. Un stagiaire a même été renvoyé pour avoir évoqué côte à côte les otages israéliens et les prisonniers palestiniens.
Dans le même temps, les spécialistes reconnus du Proche-Orient ont été progressivement marginalisés, mis sur le même plan que des militants. On a minimisé le blocus, la famine, l’interdiction faite aux journalistes d’entrer dans Gaza, dans une forme de négation du droit international humanitaire.
Comment expliquer ce conformisme ? Il y une part de communautarisme, une part d’occidentalisme nourrie par l’idée qu’Israël serait la pointe avancée du combat contre l’islamisme, et une part de prudence professionnelle, chacun craignant d’être écarté de l’antenne. De CNews à France Culture, en passant par France Télévisions, le récit israélien s’est imposé presque naturellement.
Mon analyse dans cette vidéo.