Maccarthysme et antiracisme à WWF

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Alexandra Palt, alors présidente bénévole du WWF France, a participé à titre personnel à une manifestation début avril contre les insultes racistes visant Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis. Son acte citoyen, motivé par un engagement de longue date pour les droits humains, lui a valu une mise en cause officielle de la part de sa propre organisation, dont elle vient de démissionner.

Dans un courrier interne, la présidente d’honneur Isabelle Autissier et Antoine Housset, administrateur, lui ont en effet rappelé que la mission du WWF n’est pas de lutter contre le racisme, tout en soulignant que cette manifestation, pourtant transpartisane, était selon eux organisée par La France insoumise, un parti « souvent critiqué pour son attitude à l’égard des juifs qui […] font parti des donateurs ».

Cette affaire soulève plusieurs questions qui dépassent le simple cadre associatif. Pourquoi une responsable engagée se voit-elle reprocher une présence à une marche antiraciste alors qu’elle n’a pas engagé son association ? Comment interpréter les références aux donateurs juifs, qui peuvent être perçues comme une forme d’essentialisation ? Et surtout, cette controverse illustre-t-elle une réduction progressive de l’espace de débat public en France, dès lors que les sujets touchent de près ou de loin au racisme ou au conflit israélo-palestinien ?

Mon analyse dans cette vidéo.