Fiche matière première : le maïs

  • Jérémy Denieulle

    Jérémy Denieulle

    Chercheur, pôle énergie et matières premières, IRIS

À l’horizon 2050, le maïs révèle les fragilités de la transition écologique et alimentaire : production concentrée entre quelques grands exportateurs, dépendance structurelle de l’Union européenne, vulnérabilité logistique et aléas climatiques dans un monde à 2 °C. Première céréale européenne, la France pourrait voir sa production reculer et ses importations croitre, dans un contexte de pression accrue sur l’eau et de remise en cause des modèles d’élevage intensifs. Cette fiche propose une lecture géopolitique et prospective de la filière maïs, en identifiant les principaux goulets d’étranglement et les leviers de résilience pour la France et l’Europe : diversification des cultures, évolution des régimes alimentaires, transformation des systèmes d’élevage et sécurisation des approvisionnements dans un système alimentaire mondialisé sous tension.


Afin d’illustrer son avis « Transition énergétique et matériaux stratégiques : dépendances, sobriété et recyclage » et dans le cadre de la révision de ses scénarios Transition(s) 2050, l’ADEME apporte une aide financière permettant à l’IRIS de réaliser des travaux de recherche prospectifs sur la géopolitique de la transition écologique et énergétique.

Ce projet de recherche se divisait en plusieurs axes, dont le premier consiste en l’analyse approfondie de 20 matières premières essentielles à cette transition de la France : quinze sont de nature minérale, cinq de nature agricole. Les matières premières étudiées ont été sélectionnées afin de permettre d’explorer une diversité d’enjeux géopolitiques se posant aux approvisionnements français.

Ce travail a donné lieu à la production de fiches, dont le présent document fait partie, qui retracent les enjeux liés aux différentes étapes de la chaîne de valeur de chacune de ces matières avec un prisme d’analyse des forces et des faiblesses de la France et de l’Europe. Les analyses sont réalisées à horizon 2050, et s’inscrivent dans un contexte de réchauffement climatique mondial de +2°C, conforme à la TRACC (trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique).