Taïwan au risque des évolutions géopolitiques

17 min. de lecture

  • Pierre-Yves Hénin

    Pierre-Yves Hénin

    Professeur émérite à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheur associé au Centre d’économie de la Sorbonne

Lors de sa rencontre avec Donald Trump le 14 mai 2026, Xi Jinping a mis son interlocuteur en garde : « La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit » [1]. La menace est ainsi régulièrement renouvelée. Au fil d’épisodes de tensions puis de détente, marqués par l’implication des acteurs taïwanais dans le développement technologique et industriel du continent, la « loi anti-sécession » de mars 2005 a fixé pour Pékin l’objectif d’une réunification, pacifique en principe, tout en autorisant l’emploi de « moyens non pacifiques » en cas de déclaration d’indépendance. Pour le quinzième anniversaire de cette loi, le général Li Zuocheng affirmait que la Chine attaquerait Taïwan faute d’autre moyen d’empêcher cette indépendan

Cet article est réservé aux abonné·e·s

Abonnez-vous à la RIS

CAIRN.info