L’immigration au Japon, entre impératif économique et résistance sociétale

  • Andrew Bernard

    Andrew Bernard

    Spécialiste du Japon, Conseiller des Français de l’étranger au Japon

Avec plus de quatre millions de résidents étrangers et une population qui a perdu plus de trois millions d’habitants en cinq ans, le Japon n’a jamais autant dépendu de la main-d’œuvre venue de l’extérieur. C’est pourtant le moment qu’a choisi le gouvernement de Takaichi Sanae pour durcir l’accès à la naturalisation, au séjour permanent et à la propriété foncière. Perçu à l’étranger comme un raidissement nationaliste, ce tournant relève moins d’une fermeture que d’une dissociation. La porte s’ouvre plus largement au travail, elle se referme sur l’installation. Cette note en retrace la genèse, en analyse la réception dans une société plus ambivalente qu’il n’y paraît et en évalue les effets possibles sur la cohésion du pays comme sur son attractivité internationale.