La carte électorale, enjeu de survie pour le régime nationaliste indien

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  • Guillaume Delacroix

    Guillaume Delacroix

    Journaliste, collaborateur de l’Observatoire géopolitique de l’Indo-Pacifique de l’IRIS et co-auteur de Dans la tête de Narendra Modi (Actes Sud, 2024)

Dans la perspective des élections législatives de 2029, le gouvernement de Narendra Modi entend redessiner les circonscriptions et revoir la répartition des sièges à la Lok Sabha, la chambre des députés, au bénéfice des régions les plus peuplées de l’Inde, Uttar Pradesh, Bihar, Madhya Pradesh et Maharashtra en tête, historiquement plus favorables au parti au pouvoir, le Bharatiya Janata Party (BJP). Présentée comme un ajustement démocratique, cette réforme pourrait en réalité renforcer les assises du pouvoir nationaliste. Depuis l’arrivée au pouvoir des nationalistes hindous en 2014, la démocratie indienne s’est progressivement métamorphosée. Sous l’autorité de Narendra Modi, le régime a concentré les pouvoirs entre les mains du chef de l’exécutif et de ses plus proches collaborateurs, tout en maintenant un pluralisme formel par le jeu du suffrage universel, tant à l’échelle fédérale, lors des élections législatives organisées

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