Mexique : une coupe du monde sous haute sécurité

  • Frédéric Saliba

    Frédéric Saliba

    Journaliste d’investigation, auteur de « Cartels, voyage au pays des narcos » (Éd. du Rocher)

À l’approche de la Coupe du monde 2026, la question de la sécurité est plus que jamais au centre des débats. Le Mexique, qui coorganise, du 11 juin au 19 juillet, l’événement, avec les États-Unis et le Canada, reste en effet un pays meurtri par la violence extrême des cartels de la drogue. La mort récente de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), a rappelé la force de frappe criminelle de ces organisations et leur aptitude à défier l’ordre public. Les images chocs de véhicules incendiés, en guise de représailles, ont ravivé les interrogations sur la capacité de l’État mexicain à sécuriser le Mondial 2026, l’événement sportif le plus regardé au monde.

Le 11 juin 2026, le match d’ouverture opposera le Mexique à l’Afrique du Sud au stade Azteca à Mexico. Douze autres rencontres sont programmées dans trois villes hôtes : Mexico (centre), Guadalajara (ouest) et Monterrey (nord-est). 5,5 millions de visiteurs sont attendus pour l’occasion dans un pays qui reçoit, rappelons-le, près de 50 millions de touristes étrangers par an. Sur le plan logistique, la capitale (plus de 20 millions d’habitants avec ses banlieues) dispose d’une longue expérience d’accueil, après avoir organisé deux Coupes du monde en 1986 et en 1970.