L’OCS, une OTAN asiatique ? | Expliquez-moi…

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En septembre 2026, le sommet annuel de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a réuni les dirigeants de ses dix États membres, dont Xi Jinping, Vladimir Poutine et Narendra Modi.
Regroupant près de 40 % de la population mondiale, l’organisation est devenue un acteur majeur de la géopolitique eurasiatique. Née dans le contexte de l’après-guerre froide, elle a pour mission première de garantir la sécurité régionale, notamment en luttant contre les « trois fléaux » qu’elle définit comme étant le terrorisme, l’extrémisme et le séparatisme. Ses domaines d’actions se sont cependant largement élargis au cours des dernières années. Souvent présentée comme un pendant oriental de l’OTAN, elle ne constitue pourtant pas une alliance militaire et ne prévoit aucune garantie de défense mutuelle.

Ses élargissements successifs, à partir de 2017 avec l’entrée de l’Inde et du Pakistan, ont accru son poids géopolitique, faisant de l’OCS un espace de dialogue et de coopération entre des puissances aux intérêts parfois contradictoires. Entre affirmation de la puissance chinoise, volonté russe de préserver son influence et stratégies de multi-alignement des autres membres, l’OCS illustre une approche des relations internationales fondée sur des partenariats souples plutôt que sur des alliances rigides.

L’OCS est-elle une alliance soudée contre l’Occident ? Son élargissement renforce-t-il son poids régional ou accentue-t-il au contraire les divergences qui limitent son efficacité ?
Retour en cartes, photos et infographies sur une organisation au cœur des rapports de force en Eurasie.