Infantino passif face au racisme de Trump

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À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, un nouveau scandale entache l’organisation de l’événement. Omar Abdulkadir Artan, 34 ans, nommé meilleur arbitre de l’année par la Confédération africaine de football (CAF) en 2025, s’apprêtait à devenir le premier Somalien à officier lors d’une phase finale.

Sélectionné après un processus rigoureux, il incarnait l’espoir d’une Somalie, 198ᵉ au classement FIFA, de briller indirectement sur la scène mondiale. Pourtant, malgré un visa en règle et un passeport diplomatique, il a été refoulé à son arrivée aux États-Unis, expédié vers Istanbul sans explication valable.

Cette décision s’inscrit dans la ligne radicale de Donald Trump contre les migrants et les pays qu’il méprise ouvertement. La Somalie, qu’il a qualifiée de « pays pourri » et de « pire pays du monde », est dans son viseur. Omar Abdulkadir Artan n’est pas rejeté pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il est : un Somalien. Un acte raciste assumé, qui humilie non seulement un homme, mais également la FIFA, l’Afrique, et les valeurs mêmes du sport.

La FIFA, sous la direction de Gianni Infantino, a cédé sans protester. Une passivité qui interroge : jusqu’où iront les concessions de la FIFA pour ne pas froisser le pays hôte ? Cette soumission contraste avec des précédents où des instances sportives, comme l’UEFA sous Michel Platini, ont su imposer le respect de leurs principes.

Mon analyse dans cette vidéo.