Minerais stratégiques en Afrique : un facteur intrinsèquement belligène ?

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  • Le point de vue de Apoli Bertrand Kameni, docteur en sciences politiques à l’Université de Strasbourg et enseigne à l’Institut d’Etudes politiques de Lyon

    Le point de vue de Apoli Bertrand Kameni, docteur en sciences politiques à l’Université de Strasbourg et enseigne à l’Institut d’Etudes politiques de Lyon

Apoli Bertrand Kameni est docteur en sciences politiques à l’Université de Strasbourg et enseigne à l’Institut d’Etudes politiques de Lyon. Il répond à nos questions autour de son ouvrage “Minerais stratégiques, enjeux africains” (PUF/Le Monde, 2013) :

– Dans votre ouvrage vous soulignez l’existence d’une forte corrélation entre les conflits dans certaines régions d’Afrique et la présence de minerais dans leur sous-sol. Pouvez-vous nous expliquer comment se construit cette relation ?

– La République démocratique du Congo apparaît souvent comme un cas d’école lorsqu’il est question du caractère belligène des minerais. Existe-t-il d’autres pays africains, moins médiatisés, où ce facteur a également un rôle important ?

– Au vu de l’implication ambigüe de certaines puissances mondiales dans les conflits africains relatifs aux minerais, peut-on réellement attendre de celles-ci qu’elles jouent un rôle dans la mise en œuvre de résolutions de ces crises ?