Virage pro-israélien de la diplomatie française

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La France a-t-elle changé de position sur le conflit israélo-palestinien ?

Plusieurs signaux laissent penser à une rupture notable par rapport à la tradition diplomatique française, historiquement attachée à la défense des droits fondamentaux des Palestiniens et à la reconnaissance de leur droit à un État, tout en n’hésitant pas à critiquer fermement les politiques d’Israël.

Benjamin Haddad avance que les financements européens destinés aux ONG opérant à Gaza pourraient bénéficier au Hamas, une prise de position formulée peu après la demande de Benjamin Netanyahou de suspendre l’activité de 37 ONG européennes, et qui reprend largement l’argumentaire israélien.

Jean-Noël Barrot juge « inadmissibles » des propos de Francesca Albanese et appelle à son renvoi, alors même que les accusations portées à son encontre ont été démenties à plusieurs reprises.

Ces faits interviennent au moment où les actions de l’État d’Israël sont particulièrement critiquées au regard des obligations internationales de prévention du risque de génocide à Gaza.

Reste à savoir comment cette évolution pèsera sur l’image internationale de la France.