Souveraineté numérique : du mot d’ordre à la méthode

  • Thaima Samman

    Thaima Samman

    Avocate à la Cour, fondatrice du cabinet d’avocats Samman, membre du Conseil d’administration de l’IRIS

  • Anca Caruntu

    Anca Caruntu

    Directrice senior des affaires publiques, Cabinet Samman

« Mal nommer un objet, c’est ajouter aux malheurs du monde », écrivait Albert Camus. Cette phrase résonne singulièrement aujourd’hui, tant le mot souveraineté sature nos débats. Il nourrit les discours, structure les polémiques, comme si sa seule invocation suffisait à conjurer l’inquiétude que suscite un monde redevenu incertain.

La souveraineté est brandie comme une formule magique alors que la puissance réelle d’une nation se mesure à sa capacité concrète à agir, à innover et à résister plus qu’à ses déclarations d’indépendance.

Analyse.