Par-delà la puissance et la guerre. La mystérieuse énergie sociale // Bertrand Badie (Paris : Odile Jacob, 2026, 208 p.)

3 min. de lecture

  • Antoine Vermauwt

    Antoine Vermauwt

    Doctorant à l’Université de Lyon, laboratoire ECP (Éducation, Cultures, Politiques)

Que peut et vaut encore la puissance ? C’est tout l’enjeu de cet ouvrage que de répondre à cette question. L’auteur, Bertrand Badie, éminent spécialiste des relations internationales, y instruit le procès en inefficacité d’une puissance au « piètre bilan » (p. 189). La puissance, c’est la montagne qui accouche d’une souris, ou plutôt, d’un cimetière de souris. Impuissance de la puissance, qui casse et détruit sans restaurer, sans redresser, sans jamais construire cet ordre stable indispensable à l’édification d’une paix pérenne (p. 75). Cette même paix, si foncièrement différente de la non-guerre, que l’auteur appelait déjà de ses vœux dans L’Art de la paix (Flammarion, 2024). La puissance alimente ce qu’elle croit éradiquer : la théorie états-unienne des dominos a, contre toute attente, nourri le militantisme communiste local, de la même manière que la guerre en Irak a permis la constitution de Daech. De plus, la puissance tend

Cet article est réservé aux abonné·e·s

Abonnez-vous à la RIS

CAIRN.info