« Le mandat humanitaire, un mandat de résistance » : les ONG face à la politisation de l’aide par les États

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  • Grand entretien avec Olivier Routeau

    Grand entretien avec Olivier Routeau

    Directeur des opérations de Première Urgence Internationale.

  • Propos recueillis par Lukas Aubin, Fatou Élise Ba, Léa Samara et Marc Verzeroli, le 29 juin 2026

LUKAS AUBIN, FATOU ÉLISE BA, L ÉA SAMARA ET MARC VERZEROLI – Comment qualifieriez-vous l’évolution des rapports entre les organisations non gouvernementales (ONG) et l’État, qu’il s’agisse des États donateurs ou des États dans lesquels vous intervenez ? › OLIVIER ROUTEAU – C’est une question qui a toujours existé, mais le moment est particulièrement propice pour la poser, car nous vivons une évolution radicale. Les rapports se transforment avec les deux catégories d’États : ceux où l’on intervient, et ceux qui financent nos projets, mais de façon très dissemblable au sein de chaque catégorie. Au Sahel, région où les ONG intervenaient massivement, le renforcement des souverainismes rend la relation avec la société civile internationale particulièrement délicate. De même, sur de nombreux théâtres de crise, nous opérons sous le contrôle d’autorités de facto, où le rapport à l’autorité théoriquement lÃ

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