Changement climatique : faire face à l’incertain et au basculement

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  • Grand entretien avec Valérie Masson-Delmotte

    Grand entretien avec Valérie Masson-Delmotte

    Paléoclimatologue, directrice de recherche au CEA au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (Université Paris-Saclay), coprésidente du groupe I du GIEC de 2015 à 2023.

  • Propos recueillis par Mathilde Jourde, Léa Samara, Julia Tasse et Marc Verzeroli, le 4 décembre 2025.

BASCULEMENT

MATHILDE JOURDE, LÉA SAMARA, JULIA TASSE ET MARC VERZEROLI – Comment les sciences du climat appréhendent-elles les risques systémiques ? Quels mots et outils conceptuels permettent de penser le changement, le basculement et les vulnérabilités ? › VALÉRIE MASSON-DELMOTTE – Depuis 1995, les travaux du GIEC reposent sur un cadre d’analyse du risque reliant trois dimensions : les facteurs climatiques générateurs d’impact, les vulnérabilités, et les réponses. Ce cadre a structuré l’étude des risques graduels – tendances de température, précipitations, montée du niveau de la mer – ainsi que celle des phénomènes aigus, comme les événements extrêmes. Ces deux versants – un changement chronique, souvent insidieux, et des manifestations aiguës – composent la trame d’évaluation scientifique. Le groupe I, auquel j’appartiens, documente les caractéristiques physiques du cli

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