Myanmar : quand les groupes armés non-étatiques deviennent des acteurs stratégiques de la transition énergétique

  • Tobias Rossi

    Tobias Rossi

    Associé fondateur d’Atlas Strategy

Depuis le coup d’État militaire de 2021 au Myanmar, l’Armée d’indépendance kachin (KIA) a consolidé son emprise sur les principaux sites d’extraction de dysprosium et de terbium dans les régions de Chipwi et Pangwa, générant plus de 200 millions de dollars de revenus annuels en imposant taxes et redevances aux entreprises chinoises opérant sur son territoire. Ainsi, les terres rares birmanes, indispensables aux moteurs électriques et aux éoliennes, sont désormais contrôlées par une entité proto-étatique en guerre ouverte avec son gouvernement central. De ce fait, le contrôle des gisements de terres rares au Myanmar par des groupes armés non étatiques devient une question stratégique majeure pour la sécurité d’approvisionnement en minerais critiques.