Les droits de l’enfant : comment en faire une priorité de l’aide internationale dans un contexte de baisse des financements ?

  • Aïda Ndiaye

    Aïda Ndiaye

    Chargée de plaidoyer et programmes internationaux, UNICEF France

Dans un contexte de recomposition des équilibres géopolitiques et de priorisation accrue des dépenses sécuritaires et militaires, comment l’UNICEF analyse-t-il la marginalisation progressive des droits de l’enfant dans les stratégies d’aide internationale des États donateurs ? Face à l’émergence de nouveaux acteurs influents de l’aide (pays du Sud, puissances régionales, financements conditionnés), comment l’UNICEF préserve-t-il l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’enfant, sans les subordonner à des intérêts géopolitiques ou diplomatiques ? Un an après les coupes de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et la baisse significative des financements européens, comment l’UNICEF adapte-t-il sa stratégie pour continuer à défendre les droits de l’enfant sans sacrifier les programmes essentiels ? Face à la concurrence accrue entre crises humanitaires, comment l’UNICEF hiérarchise-t-il ses interventions tout en garantissant le respect des droits fondamentaux des enfants, notamment dans les pays les plus fragiles ? Enfin, quel rôle peuvent jouer la société civile, le secteur privé et les citoyens pour compenser la baisse des financements publics et contribuer à remettre les droits de l’enfant au cœur de l’agenda international ?

Entretien avec Aïda Ndiaye, chargée de plaidoyer et programmes internationaux à UNICEF France.