Iran : la contestation s’amplifie, la répression aussi

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Depuis le 28 décembre 2025, en Iran, des centaines de milliers de personnes s’emparent des rues contre un régime principalement maintenu par la coercition, dont le soutien populaire est désormais très limité et se cantonne essentiellement aux franges les plus conservatrices de la société. Les contestations sont à la fois d’ordre économique et liées aux restrictions des libertés alors que les conditions de vie dans le pays deviennent insupportables.
Il s’agit de l’un des mouvements de contestation les plus massifs et les plus radicaux observés depuis la révolution de 1979. La répression est à la hauteur de l’ampleur du mouvement, avec des centaines de morts et la coupure du réseau internet. Le principal talon d’Achille de l’opposition iranienne demeure toutefois sa profonde fragmentation : aucune figure d’opposition consensuelle n’émerge, les principaux représentants de la société civile étant emprisonnés ou contraints à l’exil.
La chute du régime iranien est-elle imminente ? Faut-il s’attendre à une intervention étrangère, notamment de la part des États-Unis ?
Quoi qu’il en soit, cette séquence met en lumière les contradictions de certains acteurs qui applaudissent certaines contestations populaires mais en ignorent ou en disqualifient d’autres. C’est notamment le cas de ceux qui réclament la chute du régime iranien uniquement en raison de son opposition à Israël et aux États-Unis, sans réel intérêt pour sa nature tyrannique ni pour le sort du peuple iranien.