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Inscriptions à venir
L’IRIS et GEM ont le plaisir de vous inviter à la 2e édition des Géopolitiques de Grenoble, des conférences et débats sur les enjeux géopolitiques d’aujourd’hui.
Un évènement en partenariat avec RFI, Diplomatie Magazine, La Croix, Courrier international, le Dauphiné libéré, Les Affiches, Hachette Éducation, L’Express éducation, Studyrama, L’essentiel du Sup, Headway Advisory, l’APHEC, la librairie Le Square, la CCI Grenoble. Avec le soutien de la Ville de Grenoble.
Programme complet et inscriptions à venir.
Programme
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De à
VENDREDI 20 NOVEMBRE
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De 14:00 à 14:30
Allocutions d'ouverture et remise du prix du livre des Géopolitiques de Grenoble
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De 14:30 à 15:00
Leçon inaugurale
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De 15:15 à 16:45
Chine / États-Unis : vers un duel pour la suprématie mondiale ? (Auditorium WTC)
La rivalité entre la Chine et les États-Unis est un des facteurs structurants de la géopolitique mondiale contemporaine. Impactant de très nombreux domaines (IA, semi-conducteurs, normes technologiques, infrastructures numériques, influence, spatial, etc.), le clivage entre deux des principales puissances actuelles a des racines idéologiques et culturelles, mais est avant tout une rivalité nationale pour le leadership mondial. Qui de l’Aigle ou du Dragon va remporter cette bataille ? Le piège de Thucydide va-t-il se refermer sur Washington et Pékin ? Comment les États-Unis peuvent-ils gérer l’ascension de la Chine ?
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De 15:15 à 16:45
ONU, BRICS, G7, géants du numérique… Qui gouverne le monde ? (Auditorium GEM)
La fragmentation de la scène internationale et la multiplication des tensions géopolitiques semblent entraver plus que jamais l’ONU. La volonté affichée de certains États majeurs de remettre en cause l’ordre mondial mis en place après la seconde guerre mondiale et le poids croissant d’acteurs privés, notamment dans le domaine du numérique qui n’y font pas référence renforcent cet affaiblissement. Le modèle des forums, dialogues ou clubs, qu’il s’agisse des BRICS, du G7, du G20, du Board of Peace de Donald Trump ou encore du Forum de Davos, est-il voué à remplacer l’ONU ? Comment redéfinir un modèle de gouvernance viable, universel et capable de répondre aux défis globaux ? La question fondamentale est finalement celle de l’existence, ou de la nature même, du droit international : pouvons-nous encore espérer développer des relations internationales fondées sur des socles juridiques communs ?
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De 15:15 à 16:45
De l'hégémonie du dollar à la rivalité numérique : le nouvel ordre monétaire mondial (Amphi GEM A-303)
La monnaie est un instrument central de compétition entre grandes puissances. Si le dollar conserve une position dominante dans le système financier international, l’essor actuel des stablecoins adossés au dollar pourrait renforcer davantage l’influence américaine en matière monétaire. Parallèlement, la Chine développe activement l’internationalisation du yuan via le yuan numérique comme levier d’autonomie financière et d’influence géoéconomique. Face au risque d’une nouvelle forme d’extraterritorialité monétaire, l’Union européenne cherche à préserver sa souveraineté financière à travers le projet d’euro numérique. Comment l’émergence de monnaies privées et de cryptoactifs recompose-t-elle les rapports entre États, banques centrales et acteurs technologiques ? Dans quelle mesure les rivalités monétaires et le rôle croissant des actifs numériques reflètent-elles les rivalités sur la scène internationale ? Quelles en sont les conséquences pour la gouvernance du système monétaire international ?
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De 17:00 à 18:30
L’Europe de l’énergie : d’une dépendance à l’autre ? (Auditorium WTC)
Du fait de plusieurs décennies de myopie stratégique, l’Europe s’est rendue dépendante de ressources énergétiques et de chaînes d’approvisionnement extérieures. L’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 a révélé l’ampleur de cette vulnérabilité et poussé les pays européens à diversifier leurs approvisionnements en gaz sans pour autant que cela résolve le sujet des dépendances, qu’il s’agisse du gaz, du pétrole, ou des matières premières critiques. La question est donc moins celle du choix des fournisseurs que celle de la réduction des vulnérabilités stratégiques européennes. Quelles sont, dès lors, les voies possibles vers une véritable autonomie énergétique européenne ? Les énergies renouvelables constituent-elles une réponse durable ou risquent-elles de créer de nouvelles dépendances ? Quels sont les autres leviers mobilisables ? Se dirige-t-on, à l’échelle globale, vers une coopération ou une guerre des ressources ?
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De 17:00 à 18:30
Drones et intelligence artificielle : entre révolution militaire et éthique : les armes de guerre sont-elles encore maîtrisables ? (Auditorium GEM)
L’association des drones et de l’intelligence artificielle marque une transformation majeure des équilibres militaires et stratégiques contemporains. Les conflits récents (Ukraine, Iran) ont montré que ces technologies permettent à des acteurs aux moyens limités de contester la supériorité militaire de puissances établies.
Les drones intelligents soulèvent des questions relatives à la souveraineté technologique, à l’éthique de la décision automatisée et à la prolifération de systèmes à bas coût. Dans ce contexte, la maîtrise des technologies duales associant IA, robotique et systèmes autonomes apparaît comme un nouveau facteur de puissance. Les drones dotés d’IA sont-ils en train de révolutionner l’art de la guerre ? La démocratisation de ces technologies réduit-elle l’avantage militaire des grandes puissances ? Jusqu’où peut-on déléguer la décision létale à une machine ? La course aux systèmes autonomes risque-t-elle de déclencher une nouvelle course aux armements ? Comment réguler des technologies dont les usages sont à la fois civils et militaires ? -
De 17:00 à 18:30
La mondialisation est-elle devenue une arme de guerre économique ? (Amphi GEM A-303)
L’arsenalisation des interdépendances est devenue l’une des caractéristiques majeures des relations internationales contemporaines. Dans un monde où les États, les entreprises et les infrastructures numériques sont profondément interconnectés, les dépendances économiques, technologiques, financières ou énergétiques peuvent être transformées en instruments de puissance. Cette évolution soulève la question de la souveraineté économique et de la capacité des acteurs publics et privés à résister aux pressions extérieures. Assiste-t-on à une nouvelle forme de compétition impériale fondée sur le contrôle des réseaux mondiaux ? Les entreprises sont-elles devenues des acteurs géopolitiques à part entière ou restent-elles subordonnées aux stratégies étatiques ? Enfin, comment concilier ouverture économique, autonomie stratégique et résilience dans un contexte de rivalité accrue entre grandes puissances ?
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De à
SAMEDI 21 NOVEMBRE
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De 09:15 à 10:45
Ukraine, Europe, Russie : vers une nouvelle fracture durable du continent ? (Auditorium WTC)
La guerre en Ukraine a profondément transformé l’architecture de sécurité européenne et ouvert une période d’incertitude stratégique. Après plus de quatre années d’un conflit devenu une guerre d’attrition à l’issue incertaine, et alors que les relations entre la Russie et l’Occident semblent durablement dégradées, se dirige-t-on vers une « coréanisation » du conflit avec une ligne de front figée, mais non résolue ? Quel avenir pour les relations entre Moscou et les capitales européennes dans l’hypothèse d’un après-Poutine ? Derrière la guerre se dessinent également des ambitions concurrentes : volonté russe de préserver une sphère d’influence, élargissement des structures euro-atlantiques, réarmement accéléré des États européens et retour des logiques de puissance sur le continent. L’Europe entre-t-elle dans une nouvelle course aux armements avec la Russie, ou assiste-t-on à la constitution d’un nouvel équilibre stratégique durable ?
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De 09:15 à 10:45
La France dans le monde : puissance d’équilibre ou influence en déclin ? (Auditorium GEM)
Longtemps perçue comme une puissance diplomatique singulière, la France semble aujourd’hui confrontée à de multiples interrogations sur sa place dans le système international. La perte d’influence observée dans plusieurs espaces traditionnels, les difficultés à faire émerger une vision européenne partagée, ou encore certaines ambiguïtés stratégiques, nourrissent le débat sur une véritable « perte de boussole » géopolitique. S’agit-il d’un déclin réel de la puissance française ou d’une inadéquation entre les représentations héritées de son rang international et les réalités d’un monde devenu multipolaire ? La France dispose-t-elle encore des ressources diplomatiques, militaires, économiques et culturelles lui permettant d’exercer une influence structurante ? Ou doit-elle repenser les fondements mêmes de son ambition internationale ?
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De 09:15 à 10:45
L’humanitaire en danger ? (Amphi GEM A-303)
Le système humanitaire international traverse des recompositions inédites de son architecture (démantèlement de l’USAID, contestation des principes humanitaires, accélération de la politisation de l’aide, contraction financière progressif de plusieurs pays occidentaux, remise en question du Droit international humanitaire). Ses conséquences délétères agissent comme un révélateur des fragilités d’un système resté largement piloté depuis le Nord.
Ces recompositions pourraient-elles se transformer en opportunité de transfert de leadership aux organisations des Suds ? Se dirige-t-on vers une aide plus horizontale et plus localement pilotée, ou vers une asymétrie des rapports de pouvoir Nord/Sud plus prononcée ? -
De 11:00 à 12:30
Vers une reconfiguration du Moyen-Orient ? (Auditorium WTC)
Guerre israélo-états-unienne contre l’Iran, Gaza, Liban ou encore monarchies du Golfe ciblées à la fois par les houthis et par les représailles iraniennes : le Moyen-Orient connait, depuis plusieurs mois, une conflictualité renouvelée, dont les conséquences dépassent désormais largement l’échelle régionale. Qu’il s’agisse des retombées économiques et commerciales du blocage des détroits d’Ormuz et de Bab El-Mandeb ou des nouvelles dynamiques sécuritaires à l’oeuvre, cette séquence témoigne d’une accélération des recompositions en cours. Outre le fait qu’elle interroge les équilibres de la région et des rapports de force qui la traverse, elle pose également la question du rôle des États-Unis, de l’Union européenne, ainsi que de l’avenir du multilatéralisme dans un contexte de violations répétées du droit international.
Quelles sont les recompositions à l’oeuvre dans la région ? Comment faire face à la militarisation des routes commerciales et des détroits stratégiques ? Que révèlent ces nouvelles dynamiques du rôle des puissances « occidentales » et de l’avenir du multilatéralisme onusien ? -
De 11:00 à 12:30
Géopolitique des mers et des océans : espace, ressources et rivalités de puissance (Auditorium GEM)
Longtemps considérés comme des espaces d’échanges et de circulation, les mers et les océans sont redevenus des théâtres majeurs de rivalité entre puissances. Routes commerciales, câbles sous-marins, ressources énergétiques, minerais offshore, pêche, détroits stratégiques et bases navales constituent autant d’enjeux au coeur des rapports de force contemporains. De la mer de Chine méridionale à l’Arctique, de la mer Noire à la mer Rouge, les tensions se multiplient autour du contrôle des espaces maritimes et de la liberté de navigation. Les océans sont-ils devenus le principal espace de compétition entre les grandes puissances ? Assiste-t-on à un retour de la puissance navale comme fondement de la puissance mondiale ? La Chine peut-elle remettre en cause la domination maritime héritée des États-Unis ? Comment préserver à la fois les écosystèmes et la liberté de navigation dans un contexte de militarisation croissante des espaces maritimes ?
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De 11:00 à 12:30
Vers une économie de guerre ? (Amphi GEM A-303)
Le retour des conflits de haute intensité, les tensions géopolitiques croissantes et la question de la souveraineté industrielle ont remis l’« économie de guerre » au coeur des débats. Mobilisation des capacités productives, sécurisation des approvisionnements stratégiques, réarmement et financement de l’effort de défense interrogent les équilibres économiques contemporains. S’agit-il d’une réponse conjoncturelle aux crises actuelles ou de l’émergence d’un nouveau paradigme ? Sommes-nous déjà entrés dans une économie de guerre ? Le réarmement est-il compatible avec la rigueur budgétaire et la transition écologique ? L’Europe est-elle prête à produire davantage pour sa défense ? Dans ce contexte, quelle place pour la souveraineté économique ?