De la militarisation à l’arsenalisation de l’espace : quelles capacités ? quelles limites ?

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  • Isabelle Sourbès-Verger

    Isabelle Sourbès-Verger

    Directrice de recherche émérite au CNRS

Le 3 octobre 2025, le chef du Commandement spatial du Royaume-Uni, le major général Paul Tedman, révèle à la BBC que les satellites militaires britanniques sont fréquemment perturbés par la Russie [1]. Ces interférences consistent en des opérations de brouillage depuis le sol, mais aussi en des filatures effectuées par des satellites russes. Le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius, avait déjà dénoncé le 25 septembre des actions similaires visant des satellites Intelsat utilisés, entre autres, par les forces armées allemandes [2], suivis par deux satellites Luch-Olymp. Ces déclarations font écho à celles de la ministre française des Armées, Florence Parly, qui, le 7 septembre 2019, avait déjà dénoncé l’espionnage du satellite militaire franco-italien Athena-Fidus lors de l’annonce de la création du Commandement de l’espace. Ces mises en cause, de plus en plus fréquentes depuis l’invasion de l’Ukraine [3], trouvent désormais un re

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