Venezuela : épicentre d’une crise régionale qui reconfigure l’équilibre des alliances

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  • Christophe Ventura

    Christophe Ventura

    Directeur de recherche à l’IRIS, responsable du Programme Amérique latine/Caraïbe

Plus que jamais, la crise politique au Venezuela rythme l’agenda latino-américain et consolide les frontières des nouvelles alliances interétatiques régionales. De ce point de vue, la large victoire du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) aux élections régionales (15 octobre) ouvre une nouvelle séquence, tant au niveau national que continental. Ce scrutin attendu par la communauté internationale et tous les observateurs devait, suite aux graves événements du printemps/été 2017 (affrontements et violences entre l’opposition et le gouvernement ayant causé la mort de plus de 120 personnes et des milliers de blessés), mesurer le rapport de forces entre les protagonistes. Une large victoire de l’opposition était annoncée, préfigurant une déroute de Nicolas Maduro. Mais avec 54% des voix (contre 45 % à la Table de l’unité démocratique, MUD), le chavisme s’adjuge finalement 18 des 23 Etats en jeu dans le cadre d’une participation de 61,5 % de la population (il en détenait 20 contre 3 précédemment), tandis que s’accentuent les fractures au sein de l’opposition…