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La revue internationale et stratégique N°53
Printemps 2004

LE DOSSIER : Après la guerre en Irak : l'image de la France dans le monde

sous la direction de Pascal Boniface

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Le choc des civilisations et le conflit israélo-palestinien
Pascal BONIFACE

Éditorial, par Pascal BONIFACE

LA FRANCE VUE DE L'HEXAGONE
Marie-Hélène AUBERT : La France est-elle véritablement une " colombe " ?
Ghaleb BENCHEIKH : Une position française imperturbable et courageuse
Hubert COLIN DE VERDIÈRE : Les relations au sein du triangle Russie / États-Unis / Europe
Renaud DONNEDIEU DE VABRES : Du sursaut vital de la communauté internationale
Mgr Michel DUBOST : Sauver la paix
Laurent FABIUS : Diplomatie française : passer de la posture à la stratégie
Pierre HASSNER : Fausses manœuvres
Bertrand DE LARGENTAYE : L'avenir de la relation transatlantique à la lumière de la crise irakienne
Michel ROCARD : La France dans la crise irakienne : de l'apprentissage de la mesure
Michel TUBIANA : La société civile face à la définition d'un nouvel ordre mondial
Francis WURTZ : La France avait raison

LA FRANCE VUE DE L'ÉTRANGER
Kader ABDERRAHIM : La France et le monde arabe : entre rêves et réalités
Rafael FERNÁNDEZ DE CASTRO : L'adhésion du Mexique à la position de la France : nécessité, affinités et ingénuité
Fyodor LUKYANOV : Une Amérique " simple " face à une Europe " complexe "
Mohamed Fall Ould OUMERE : Une reconquête fragile du cœur des Arabes
Cristian PREDA : Le proaméricanisme roumain : trahison et diffamation
Zheng RUOLIN : Un intérêt renouvelé pour la France
Daniel SERWER : De trop nombreuses erreurs et une coopération insuffisante
Antoine SFEIR : Le Moyen-Orient dans tous ses états

EN LIBRAIRIE
Lecture critique
Josepha LAROCHE : Un parti pris réaliste

État de la littérature
Romain BERTRAND : Remarques sur la littérature récente sur les faits politiques en Asie du Sud-Est musulmane (Indonésie, Malaisie)

Comptes rendus
Avec Pascal BONIFACE, Alice BOUSSICAUT, Barthélémy COURMONT, Josepha LAROCHE, Stephan MARTENS et Alexandre TUAILLON

LES AUTEURS

RESUMES-ABSTRACTS

LES ACTIVITÉS DE L'IRIS
(octobre, novembre, décembre 2003)

LE TRIMESTRE DES REVUES


Pascal Boniface :   Le choc des civilisations et le conflit israélo-palestinien

Bien que la signature de l’accord de Genève en décembre 2003 constitue un puissant motif d’espoir dans la résolution du conflit israélo-palestinien, il est impératif que ces accords ne subissent pas le triste sort de la « Feuille de route » ou des accords d’Oslo. En effet, en analysant le discours des dirigeants arabes et les réactions que suscite ce conflit dans le monde arabe à la lumière de la thèse du choc des civilisations développée par Samuel P. Huntington, on constate que cette thèse tant décriée ne semble pas si éloignée de la réalité dans cette partie du monde. Aussi, afin d’éviter que cette malheureuse hypothèse ne se produise, il est nécessaire de trouver une solution politique à ce conflit.

Marie-Hélène Aubert :   La France est-elle véritablement une " colombe " ?

Lorsque l’on évoque le rôle de la France au cours de la crise irakienne, l’affaire semble entendue. La France a montré sa détermination dans la défense du droit international et des règles de l’Organisation des Nations unies (ONU), d’un monde multipolaire plutôt qu’unipolaire, sachant convaincre un bon nombre d’États de la pertinence de ses positions, et ce, en phase avec une opinion publique internationale désireuse de paix. Or l’attitude de la France ne semble pas si différente de celle des États-Unis et, par rapport aux opinions publiques, l’indifférence, voire le mépris, pour les manifestations populaires massives peut apparaître choquant. Il sera nécessaire que la France choisisse un jour entre une politique globale et transversale de paix et de prévention des conflits et une politique d’intervention extérieure et de défense plus « sécuritaire ».

Ghaleb Bencheikh :   Une position française imperturbable et courageuse

Les assertions et les thèses de l’Administration américaine étant d’une évidence apodictique, le fait qu’un allié aussi fidèle et sûr que la France ait élevé une voix dissonante a eu de quoi abasourdir dans un premier temps. Un bras de fer s’est alors engagé entre les deux diplomaties américaine et française, puis il a dégénéré en opposition frontale à peine policée entre les dirigeants des deux pays. Deux logiques sont entrées en collision, celle du primat du « modèle » américain, incontestable et non négociable quelles que soient les circonstances, et celle du recours à la légalité internationale afin de résoudre les conflits entre nations. Au fur et à mesure que les tensions se sont exacerbées, la voix de la France est restée ferme, monocorde et déterminée, une position de principe honorable et respectable.

Hubert Colin de Verdière :   Les relations au sein du triangle Russie / États-Unis / Europe

Les partenariats qui unissent aujourd’hui la Russie, les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont été façonnés par des héritages différents et obéissent à des logiques qui leur sont propres. Mais qu’il s’agisse du partenariat russo-américain, fortement symbolique et asymétrique, de la relation UE-Russie, qui pose discrètement les bases d’une intégration poussée entre ces deux grandes entités voisines, ou du partenariat transatlantique, fondé sur une solide communauté de valeurs et d’intérêts, la crise irakienne a suscité remises en cause et interrogations. C’est dans ce contexte que nous devons réfléchir au moyen de reconstruire une convergence à laquelle l’UE et la France en particulier sont attachées. Cette convergence, fondée sur un socle commun de valeurs, passera par une réponse concertée à la question du recours à la force mais aussi par la mise en exergue de thèmes sur lesquels les Européens se sentent encore pionniers, comme l’aide au développement, la protection de l’environnement ou la création d’une véritable justice internationale.

Bertrand de Largentaye :   L'avenir de la relation transatlantique à la lumière de la crise irakienne

La guerre en Irak a mis au jour trois caractéristiques de la relation transatlantique. Elle a tout d’abord montré que l’Europe n’avait pas de politique américaine, en révélant les fractures profondes qui opposent les différentes conceptions européennes de la relation transatlantique. Ensuite, le caractère durable ou non de la nouvelle politique européenne des États-Unis, sous la présidence de George W. Bush, n’apparaît pas encore clairement. Doit-on ici considérer la politique européenne de l’Administration Bush comme un accident de parcours ou comme une inflexion profonde et durable ? Il apparaît enfin que l’avenir des relations transatlantiques dépend de la réponse qui sera apportée aux trois questions suivantes : la question de la paix au Proche-Orient, celle des élections présidentielles américaines et la question des relations économiques entre les deux rives de l’Atlantique.

Renaud Donnedieu de Vabres :   Du sursaut vital de la communauté internationale

Dire, incarner, symboliser, avoir le courage d’être un étendard sont les acquis du sursaut de notre action extérieure. La crise irakienne a fait rayonner la force des idées françaises, avec le retentissement suscité par l’émergence d’une opinion publique mondiale, informée en direct par l’audiovisuel. Nous avons à assumer ce nouveau rôle – sans devenir pour autant le bouc émissaire ni le paratonnerre commode… – en re-braquant les projecteurs sur les priorités mondiales : la lutte contre le terrorisme et le règlement du conflit entre Israéliens et Palestiniens. Ainsi, et pour tenter, si c’est encore possible, d’interrompre l’engrenage actuel où les foyers terroristes s’épaulent, s’enchevêtrent et se multiplient, rien n’est plus urgent que les États-Unis mesurent que la recherche de l’unité de la communauté internationale est un préalable.

Monseigneur Michel Dubost :   Sauver la paix

En démocratie, il est sain qu’existent des débats : celui entre les États-Unis et la France à propos de la politique irakienne est légitime. Encore faut-il que les politiques des deux pays soient cohérentes avec les arguments qu’ils emploient. Plus profondément, si l’enjeu du débat est la paix dans le monde à venir, alors le problème de l’Irak doit être resitué dans un contexte plus vaste où Français et Américains ne seront crédibles aux yeux du monde que s’ils s’engagent résolument en faveur de la justice entre le Nord et le Sud, dans le respect des libertés de chaque peuple et avec vérité… Justice, liberté, vérité, amour étaient déjà le leitmotiv de l’encyclique de Jean XXIII, Pacem in terris. Il y a quarante ans.

Laurent Fabius :   Diplomatie française : passer de la posture à la stratégie

Lorsque se posait la question d’une intervention anglo-américaine en Irak, la France a eu raison de dire non. Cependant, de façon paradoxale, la France ne semble pas engranger les bénéfices de son refus de la guerre. En omettant d’établir clairement sa position face aux Américains et en négligeant l’unité des Européens, la France a commis deux erreurs tactiques qui lui valent aujourd’hui de se trouver mise à l’écart sur le plan international. Par-delà les postures de circonstance, la diplomatie française doit faire preuve d’une véritable stratégie de long terme, efficace, influente et insérée dans le cadre européen, afin de retrouver sa place sur la scène internationale.

Pierre Hassner :   Fausses manœuvres

S’il est difficile d’effectuer le bilan d’une politique dans un domaine ou lors d’un événement donné, la politique de la France au cours de la crise irakienne et à la suite de son dénouement militaire est de nature particulièrement confuse. En effet, à travers ses déclarations et ses manœuvres diplomatiques, le gouvernement français cherchait-il à obtenir des gains précis face à l’allié américain ou à asseoir une nouvelle conception du monde ? Les agissements de la France au cours de cette crise, tant au niveau des déclarations que des démarches diplomatiques, ainsi que de la vision du monde exprimée, sont empreints d’un manque de perspective qui ôte au pays la part de crédibilité acquise lors des manifestations pacifistes et anti-impérialistes du printemps 2003. Désormais, quelle place doit-on réserver à la France sur la scène internationale ?

Michel Rocard :   La France dans la crise irakienne : de l'apprentissage de la mesure

La toute récente crise irakienne est une illustration saisissante de la maladresse de la France à donner l’impression de vouloir retrouver son Empire colonial perdu ou celle de se croire aussi influente sur les affaires du monde qu’elle l’était au XIXe siècle. Ainsi, certaines gesticulations excessives ont inutilement creusé un fossé entre les gouvernements européens et ont approfondi l’incompréhension entre les autorités américaines et françaises. Face à une volonté américaine impériale et afin de tenter d’infléchir le cours des choses, il faudra prendre appui sur la partie du peuple américain qui ne s’est pas encore ralliée à George W. Bush, que l’Europe joue son rôle, il faudra savoir s’opposer aux États-Unis de manière mesurée et définir une vaste alliance qui ne pourra se former que par une négociation collective permanente et bien équilibrée.

Michel Tubiana :   La société civile face à la définition d'un nouvel ordre mondial

À l’inverse de la première guerre du Golfe, il est remarquable de constater combien le refus de l’intervention militaire en Irak a traversé les familles politiques, associatives et syndicales au point de provoquer une sorte « d’unité nationale » derrière le président de la République. Mais, au-delà des apparences, certaines contradictions ont parcouru le mouvement d’opposition à la guerre en Irak. La première contradiction s’est nouée autour des complicités qu’a entretenues une partie de la droite et de la gauche françaises avec le régime de Saddam Hussein. La deuxième contradiction trouve sa source dans le lien établi entre le conflit israélo-palestinien et la guerre en Irak. Surtout, c’est l’alternative entre une dimension purement antiaméricaine de l’opposition à la guerre et l’aspiration à un autre ordre mondial qui a divisé le mouvement d’opposition.

Francis Wurtz :   " La France avait raison "

Le prestige moral et l’autorité politique que la France a conquis dans les opinions publiques et maints cercles dirigeants de la planète ont plusieurs origines. Mais il serait présomptueux d’évaluer l’impact des choix de la France dans ce conflit indépendamment de données extérieures. L’une de ces données est sans conteste l’émancipation spectaculaire de l’Allemagne vis-à-vis de son traditionnel tuteur américain ; par ailleurs, l’hypermédiatisation du bras de fer entre les principaux États partisans et adversaires de la guerre a puissamment valorisé le rôle de la France. La principale donnée à prendre en considération est l’impressionnante mobilisation populaire et, à cet égard, ce n’est qu’en favorisant l’épanouissement de cette « ingérence » citoyenne que l’on peut aujourd’hui espérer faire bouger les lignes.

Kader Abderrahim :   La France et le monde arabe : entre rêves et réalités

La rencontre entre la France et le monde arabe ne date pas d’hier. Toutefois, après des siècles de déchirements et d’affrontements, la fascination des uns pour les autres a abouti, en ce début de XXIe siècle, à une relation basée sur des intérêts réciproques et débarrassée des images édulcorées que certaines élites de part et d’autre veulent entretenir complaisamment. La guerre en Irak est venue renforcer le lien qui unit ces deux parties du monde, les manifestants de la rue arabe épousant volontiers la cause menée par le gouvernement français à l’Organisation des Nations unies (ONU) contre l’intervention militaire américaine. Ainsi, ce rapprochement est venu confirmer le rôle central qu’occupe la France au niveau international dans les rapports avec le monde arabe.

Rafael Fernández de Castro :   L'adhésion du Mexique à la position de la France : nécessité, affinités et ingénuité

Le débat qui eut lieu, au début de l’année 2003, au sein du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur la guerre d’Irak est l’un des rares événements internationaux à avoir autant attiré l’attention du public mexicain. Cela s’explique non seulement par la gravité de la violation du droit international par les États-Unis, mais également par le contexte difficile des relations entre le Mexique – membre non permanent du Conseil de sécurité – et les États-Unis au moment de la crise irakienne. Face à la polarisation du débat aux Nations unies entre les États-Unis et la France, le Mexique prit le parti de la France pour trois raisons principales : une nécessité de contrebalancer le pouvoir américain, des affinités culturelles avec la France, mais également une attitude ingénue face aux intérêts spécifiques défendus par la France.

Fyodor Lukyanov :   Une Amérique " simple " face à une Europe " complexe "

Le soutien que la Russie a accordé à l’Allemagne et à la France traduisait une tentative pour faire avancer les relations de la Russie avec l’Union européenne (UE). Mais l’UE a fait la preuve de son incapacité à devenir une alternative aux États-Unis, ce que souhaitaient pourtant de nombreux responsables à Moscou. Ainsi, confrontée à l’éternel « choix transatlantique » entre l’Europe et les États-Unis, la Russie gravite de nouveau vers les Américains. Par ailleurs, les relations de la Russie avec l’UE se sont développées de façon paradoxale. Si elles ont été couronnées de succès au niveau bilatéral, les accords passés avec les leaders européens les plus influents ont eu peu d’impact sur le processus décisionnel au niveau de l’UE. Désormais, la Russie devra faire des efforts pour apprendre à négocier efficacement avec l’UE.

Mohamed Fall Ould Oumère :   Une reconquête fragile du cœur des Arabes

Si la Mauritanie constitue « la porte occidentale » du monde arabe, pour les Mauritaniens, l’Irak en est la porte orientale. Aussi ne faut-il pas s’étonner que ces derniers, contrairement à leur gouvernement, se soient opposés activement à l’intervention américaine en Irak, allant même jusqu’à s’engager pour « venir en aide aux frères » contre « l’ennemi de Dieu ». Encouragés par l’opposition à la guerre manifestée dans les pays occidentaux et aux États-Unis mêmes, les Mauritaniens ont interprété la position française face à l’intervention américaine comme étant l’expression de liens renoués avec les peuples arabes. Mais certains signes semblent indiquer que cette reconquête du cœur des Arabes ne saurait être de longue durée.

Cristian Preda :   Le proaméricanisme roumain : trahison et diffamation

La façon dont s’est comportée la Roumanie à l’égard de la France et de l’Europe au cours de la crise irakienne, s’alignant sur la position américaine en délaissant les arguments exposés par Paris, laisse transparaître deux sentiments particuliers : la trahison et la diffamation. Trahison tout d’abord car le gouvernement roumain a délibérément tourné le dos à ses engagements européens en épousant une posture américaine contraire aux accords passés lors des négociations d’adhésion à l’Union européenne (UE). Diffamation ensuite car les médias écrits roumains ont orchestré un réquisitoire à l’égard de la France pouvant atteindre des degrés de violence inusités contre le président français en premier lieu, mais également à l’encontre de l’axe Paris-Berlin-Moscou.

Zheng Ruolin :   Un intérêt renouvelé pour la France

La crise irakienne a été l’occasion pour la Chine – de son opinion publique jusqu’à sa diplomatie – de reconnaître le poids de l’Europe et surtout de la France sur la scène internationale. Ainsi, il n’est pas excessif d’affirmer que, aux yeux de la Chine, l’image de la France s’est sensiblement améliorée, les deux pays semblant donc destinés à renforcer « l’alliance de circonstance » qu’ils ont conclue lors de la crise irakienne. Néanmoins, la diplomatie chinoise n’attribue toujours pas à la France la place à laquelle cette dernière pourrait prétendre. En effet, les dirigeants chinois vouent une attention plus importante à la sécurité de l’État ; en outre, les dirigeants chinois ne savent pas jusqu’où la France est prête à aller dans sa défense d’un monde multipolaire.

Daniel Serwer :   De trop nombreuses erreurs et une coopération insuffisante

Les risques de se méprendre sur le monde sont beaucoup plus nombreux que les chances de le comprendre. À cet égard, la liste des erreurs commises de part et d’autre, de George W. Bush à Jacques Chirac en passant par Saddam Hussein, est longue. Mais aujourd’hui, la question n’est plus de savoir s’il était légitime ou non d’intervenir en Irak. On ne peut revenir en arrière, de même qu’on ne peut nier que le renversement du régime de S. Hussein ait constitué une réelle avancée. La question qui se pose donc est de savoir si nous réussirons à finir le travail, reconstruire l’Irak, le démocratiser dans la mesure du possible, assurer de meilleures conditions de vie au peuple irakien et empêcher le terrorisme d’en faire sa prochaine terre d’asile.

Antoine Sfeir :   Le Moyen-Orient dans tous ses états

Huit mois après la fin officielle des combats en Irak, un désordre quasi général règne dans un pays occupé et en proie aux plus profondes divisions. Devant le redéploiement stratégique des États-Unis dans la région, se pose la question des réelles motivations de l’intervention en Irak. L’attrait du pétrole est une hypothèse à écarter en raison du fait que les relations entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite n’ont jamais été aussi bonnes. La seconde hypothèse tient à la position géostratégique de l’Irak. En effet, une simple présence dans ce pays permettrait aux États-Unis non seulement de sécuriser les voies d’acheminement des ressources énergétiques, mais surtout de contenir toute velléité malveillante de la part des États de la région envers l’allié israélien.


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