Notes / Asia Focus
13 juillet 2017
Diplomatie de Taïwan (partie 1) : quelle résilience pour la diplomatie taïwanaise ?

La marge de manœuvre internationale de Taïwan est extrêmement contrainte par son environnement externe. Les pressions exercées par la Chine et l’inexistence de l’île dans les circuits internationaux classiques, au premier rang desquels les Nations unies (ONU), limitent actuellement sa capacité à une série d’arrangements sur lequel les Taïwanais ont peu de contrôle ou d’influence. La sauvegarde de l’espace international dont Taïwan jouit encore est donc devenu un enjeu vital pour le gouvernement insulaire, alors que la Chine redouble d’effort pour renforcer l’isolement de l’île depuis l’élection de Tsai Ing-wen (DPP) en janvier 2016.
Notre objectif, à travers cette série de deux articles, est de donner aux lecteurs une meilleure compréhension des défis actuels auxquels la diplomatie taïwanaise se heurte et d’illustrer quels sont les terrains sur lesquels Taïwan continue à profiter d’une relative liberté de mouvement ou cherche à exercer une influence internationale plus grande.
Ce premier article est une analyse de « l’état de santé » actuel de la diplomatie taïwanaise, avec un accent particulier porté sur les différents arrangements et tactiques mis en place par les Taïwanais pour assurer à leur île une présence minimale à l’international.
Le second article de la série se présentera sous la forme d’un entretien avec Kuo Yujen, universitaire taïwanais. Il visera à donner une vision plus empirique des efforts consentis par Taïwan pour agrandir son espace international. L’accent sera porté sur les espoirs fondés à Taïwan à propos d’un potentiel approfondissement du partenariat stratégique entre l’île et le Japon, permis par des intérêts sécuritaires communs alors même que tous deux ne disposent pas de relations officielles…