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La justice pénale internationale a-t-elle un avenir ?



À l’occasion de la parution du numéro 116 de La Revue internationale et stratégique (RIS), dont le dossier coordonné par Robert Chaouad s’intitule « Une justice pénale internationale encore à venir » (IRIS Éditions – Armand Colin, 2019), l’IRIS a le plaisir de vous inviter à la conférence :


Autour de
Stéphanie MAUPAS, Journaliste à France 24, Le Monde et Radio France Internationale (RFI)
Jeanne SULZER, Responsable de la Commission justice internationale d’Amnesty International France.
Muriel UBÉDA-SAILLARD, Professeure de droit public à l’Université Lille 2
Animée par
Delphine LECOMBE, Docteure en science politique, directrice chargée du développement des événements à l’IRIS
En 2019, la Cour pénale internationale (CPI) s’est distinguée par deux décisions qui ont soulevé de nombreuses critiques : l’acquittement le 15 janvier 2019 de Laurent Gbagbo, ancien président de la République de Côte d’Ivoire, et de l’un de ses anciens ministres, Charles Blé Goudé, et la décision, le 12 avril 2019, de ne pas autoriser l’ouverture d’une enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés perpétrés en Afghanistan, demandée par la procureure qui entendait, entre autres, investiguer sur les possibles exactions commises par des soldats états-uniens.
Dans les deux cas, ces critiques se sont concentrées pour les unes sur la crédibilité de la Cour à juger des crimes les plus graves et à rendre justice aux victimes, pour les autres sur la légitimité de la juridiction. Là réside le paradoxe de l’action de la CPI : faire l’objet de critiques tous azimuts par des acteurs aux attentes, aux ambitions et aux intérêts diamétralement opposés. Ces critiques, qui ont accompagné la formation de la CPI, opèrent aujourd’hui dans un contexte international renouvelé, et dévoilent également une autre réalité, celle du procès en illégitimité non pas seulement de la CPI, mais de l’idée même de justice pénale internationale.
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