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Revue de presse
Comment la crise du capitalisme financier s'est propagée au monde émergent
par Philippe HUGON (Problèmes économiques - Numéro spécial, 28 avril 2010)
Née aux États-Unis, la crise s'est - mondialisation du capitalisme financier aidant -propagée au reste du monde. Mais, selon l'auteur, les canaux de contagion diffèrent en fonction des modes de développement. La nature du régime d'accumulation (introverti ou extraverti) ainsi que le solde de la balance commerciale (déficitaire ou excédentaire) conduisent à des degrés de résilience différenciés. Ainsi, les grands pays à régime d'accumulation introvertie et à excédents extérieurs comme la Chine et les économies rentières - même si celles-ci connaissent une chute de leurs réserves de change - s'en sortent mieux. La reprise dans les pays déficitaires à régime d'accumulation mixte comme l'Argentine ou l'Afrique du Sud risque en revanche d'être beaucoup plus lente. À plus long terme, il faudra également gérer les risques sociopolitiques dus à l'absence de systèmes sociaux et fiscaux qui servent généralement d'amortisseurs en temps de crise.
L'émergence de nouvelles puissances
(...)
Le contexte mondial des vingt dernières années remet en question les paradigmes qui ont fondé les relations Nord/ Sud (Hugon, Michalet, 2007) (1). Dans les travaux de l'École de la dépendance (2), les périphéries connaissaient un blocage de l'accumulation et étaient victimes d'un échange inégal avec le centre. Dans les analyses néolibèrales, la spécialisation selon la dotation factorielle doit favoriser la croissance ; le déficit d'épargne au Sud doit être comblé par l'investissement extérieur et le commerce. Or, les pays émergents étaient devenus, avant la crise, des exportateurs nets de capitaux et finançaient les déficits structurels, notamment des États-Unis.
On a observé, avant la crise actuelle, un déplacement du centre de gravité du capitalisme mondial vers l'Asie du Sud et de l'Est avec de nouveaux pôles au Moyen-Orient. Certes, l'Occident demeure dominant dans les domaines militaire, de la recherche, de la technologie et des brevets, mais de nouveaux centres moteurs ont émergé. Aux inégalités internationales entre le Nord et le Sud se sont ajoutées des inégalités intranationales qui sont croissantes. Actuellement, les pays du Sud représentent, en parité de pouvoir d'achat (PPA), la moitié du produit intérieur brut (PIB) mondial. La catégorie très hétérogène des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), selon l'acronyme créé par Goldman Sachs, compte pour 40 % de la population mondiale, un tiers du PIB mondial en PPA (9 % au taux de change du marché). D'autres pays pétroliers, tels que le Mexique, l'Indonésie, l'Iran ou le Venezuela, jouent un rôle majeur. La Chine est devenue, avec l'Inde, une puissance technologique croissante. La demande des pays émergents pèse fortement sur les termes de l'échange entre les matières premières, les produits manufacturés et les services.
Il y a interdépendance, avec des graduations diverses selon les sociétés et les grandes régions, entre des dynamiques endogènes et exogènes.
La dynamique des pays émergents s'explique en partie par la mondialisation du capitalisme. Elle renvoie aux stratégies des grands groupes multinationaux cherchant à réaliser une décomposition technique et cognitive des systèmes productifs et à externaliser leurs activités par le biais de filiales ou de sous-traitants {offshoring) (Michalet, 2002). Le commerce intrafirmes industrialisés et des pays émergents participent de dynamiques locales tout en étant insérés dans la globalisation financière (Mouhoub, 2008). Les ouvertures des économies, le démantèlement des protections tarifaires au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) -malgré l'échec du cycle de Doha -, mais également les changements des chaînes de valeurs mondiales ont modifié la donne (3). La mondialisation du commerce s'accompagne d'une régionalisation autour des trois grandes zones de la Triade (Amérique du Nord, Europe et Asie de l'Est).
La dynamique économique résulte également d'un processus endogène de territorialisation et d'attractivité des investissements grâce à des investissements dans les infrastructures, un développement des ressources humaines et un climat des affaires favorable. Les dynamiques endogènes sont caractérisées par des transformations sociopolitiques, telles que la montée des classes moyennes ou le rôle de l'État, des transitions démographiques et des investissements sociaux et en infrastructures. Les grands pays, tels que la Chine, l'Inde et le Brésil, pèsent fortement sur les marchés mondiaux agricoles et alimentaires et pratiquent des politiques publiques et commerciales à la fois fortes et réversibles. Les oppositions concernant les protections et les subventions agricoles de la part des pays industriels (États-Unis, Corée du Sud, Japon), de l'Union européenne (UE) ou émergents (Brésil, Chine et Inde notamment) sont les principaux facteurs de blocage des négociations commerciales au sein de l'OMC. Il y a une extrême diversité des situations agraires et des intérêts dans cette catégorie de pays. Des îlots de richesses y côtoient de grandes poches de pauvreté et de malnutrition.
Il découle de tout ceci une pluralité des modes de développement liés, d'une part, aux régimes d'accumulation (extensive, intensive) en relation avec des profils institutionnels et, d'autre part, aux dynamiques plus ou moins endogènes. Les vulnérabilités et capacités de résilience aux chocs des économies émergentes sont ainsi diversifiées.
Les pays émergents n'ont pas échappé à la crise mondiale
La question initiale se posait de savoir si les économies émergentes pourraient résister à la crise financière et à la récession des pays du Nord et jouer un rôle de locomotive ou d'amortisseur ou, si elles seraient au contraire, emportées dans la crise mondiale. La plupart des études (CEPII (4), 2008 ; OFCE (5), 2008) prévoyaient une simple inflexion de la croissance pour les pays émergents et un relatif découplage des économies d'Amérique latine ou d'Asie par rapport à la conjoncture américaine. Les raisons tenaient essentiellement au rôle de la demande intérieure dans ces pays et à la consolidation du secteur financier malgré des risques de surchauffe. Bien qu'ouvertes, ces économies étaient devenues moins sensibles aux chocs commerciaux internationaux. Elles avaient bien résisté au déclenchement de la crise financière en août 2007. En revanche, le canal financier conduisait à différencier deux types d'économies émergentes. Celles qui étaient peu impactées (Asie émergente, Moyen-Orient dont le solde courant est largement positif) et les pays plus vulnérables, endettés, et dont le solde courant est négatif (Amérique latine, pays d'Europe centrale et orientale (PECO), Afrique du Sud). La quasi-totalité des prévisions supposait une montée des prix pétroliers et des risques de surchauffe. Or, il y a aujourd'hui contagion de la récession à l'échelle mondiale.
> La contagion de la crise
Les économies émergentes, insérées dans la mondialisation, subissent les effets de contagion de la récession des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). S'ajoute à cela un ralentissement lié à des facteurs internes (retournement du cycle immobilier, baisse des investissements des entreprises, ralentissement de la consommation des ménages). Les conditions de financement externes et internes se sont détériorées. On note ainsi une chute de 55 % des bourses asiatiques en 2008 ; un décrochage des monnaies vis-à-vis du dollar (-18 % pour le réal brésilien, -30,5 % pour le won coréen, - 24 % pour la livre turque, - 30 % pour le rand sud-africain) en deux mois ; une réduction des excédents budgétaires primaires ; une forte chute des prix des produits primaires ainsi qu'une diminution du prix du baril passant de 140 dollars à environ 40 dollars en janvier 2009. L'indice des matières premières CRB Reuters Jef-feries est passé de 475,52 points le 2 juillet 2008 à 245,78 le 26 novembre 2008. Cette chute résulte à la fois de l'éclatement d'une bulle spéculative et de la baisse de la demande, à commencer par celle de la Chine devenue le premier consommateur mondial de fer, d'acier, d'aluminium, de cuivre et le premier importateur de cuivre, de fer ou de bauxite. La croissance des pays émergents d'Asie a été en 2009 de l'ordre de 5 % (contre 9,2 % en 2007), et celle de l'Amérique latine de 2 % (contre 5,5 % en 2007) (Euler-Hermes)
La contagion de la crise se fait principalement par la baisse de la demande mondiale, par la chute des prix des matières premières, par la restriction du crédit et par l'instabilité des monnaies. La chute du fret maritime est significative. Les économies intégrées dans la décomposition mondiale des processus productifs subissent les effets de crise des grands secteurs automobiles, aéronautiques, immobiliers, textiles. La demande interne se réduit par les effets de la dégradation des termes de l'échange, de la baisse des revenus des chômeurs et des transferts des émigrés, de l'attentisme des ménages et des entreprises, d'un effet de richesse négatif et du retournement du cycle du crédit. En revanche, le ralentissement de l'inflation, les politiques de relance budgétaire et le soutien financier international, qui renforcent la liquidité et la solvabilité, jouent positivement (Longueville, Faure, 2008).
La différenciation des processus de contagion
Les résiliences durables à la crise dépendent de facteurs démographiques, environnementaux, technologiques, politiques et pas seulement économiques et financiers. La capacité de résilient des économies à la crise est à la fois liée à leur mode d'insertion dans l'économie mondiale (et dépend du niveau d'endettement, des réserves de change, du taux de change non apprécié, de l'insertion dans les chaînes de valeur) et aux facteurs internes (solidité et libéralisation contrôlée du système financier, rôle régulateur de l'État, indice de Gini (6), profils institutionnels). La contagion de la crise à court et moyen termes diffère pour des raisons financières mais également des facteurs structurels.
Les crises financières actuelles ont peu à voir avec celles connues par les économies émergentes telles que le Mexique (1994), ou encore les pays d'Asie de l'Est (1997), la Russie (1998), le Brésil, l'Argentine (2000) (7). La propagation des crises concerne aujourd'hui des pays où il y a excédent des balances courantes. Les situations financières sont également différenciées selon les pays émergents. Le groupe très hétérogène des BRIC dispose d'importantes liquidités. Leur dette extérieure à court terme est limitée (2,5 % du PIB pour le Brésil, 1,2 % pour l'Inde, 6,3 % pour la Chine, 3,7 % pour la Russie). Ces économies ne sont pas découplées, mais elles disposaient de réserves de change supérieures à la dette et d'excédents de liquidité (voir tableau 1). Il faut y ajouter le Japon qui dispose de 945 milliards de dollars de réserves de change et peut prêter au Fonds monétaire international (FMI). La Chine comme le Japon ont investi dans des établissements américains qui ont été dévalorisés. Ces pays peuvent, pour des raisons politiques, favoriser les plans de relance américains (cas des Émirats).
Structurellement, les régimes rentiers, liés aux exportations de produits primaires, notamment d'hydrocarbures (malédiction pétrolière, croissance extravertie, enclaves minières ou pétrolières, importations alimentaires), divergent des régimes d'accumulation extensive ou intensive. Ceux-ci sont, selon des degrés divers, tirés par les exportations et l'ouverture (IDE, sous-traitance, offshoring) ou par le marché intérieur. Les dynamiques extraverties des premiers diffèrent des dynamiques intraverties ou mixtes des seconds (croissance et diffusion de la productivité, remontée en gamme de produits exportés, différenciation du système productif, composantes technologiques des exportations avec effets d'entraînements, forte valeur ajoutée et élasticité de la demande mondiale).
On peut ainsi différencier quatre types de régime d'accumulation conduisant à des résiliences différentes face à la crise (voir tableau 2).
Concernant les grands pays à régime d'accumulation introvertie et à excédents extérieurs d'Asie : leur ouverture des comptes de capital et des systèmes financiers est contrôlée, les taux de change sont plutôt sous-évalués et les réserves officielles importantes. Le taux de croissance chinois en 2009 a baissé pour atteindre 8 %. Certes, l'essentiel des flux commerciaux et des IDE sont intra-est asiatiques et la principale dynamique repose sur l'épargne intérieure, mais ces économies, initialement en excédents de paiements courants, subissent les effets de la baisse des exportations vers les États-Unis (20%, voir tableau 1), de la rareté du crédit et de la toxicité des produits financiers. Les importations, à 80 % originaires d'Asie, ont baissé et la balance commerciale s'est améliorée. La forte décélération des exportations touche les zones économiques spéciales comme Guanduang. 3 000 petites et moyennes entreprises (PME), sont menacées (essentiellement dans les secteurs du textile, du jouet, de l'ameublement et des chaussures). Or, cette zone représente un quart des IDE et un tiers des exportations chinoises. Des délocalisations s'accélèrent au Vietnam et au Bangladesh. Le plan de relance de 455 milliards d'euros sur deux ans sera-t-il suffisant pour que la dynamique de la demande interne se substitue à celle des exportations ? Les risques de déflation existent. Les secteurs de la construction, de la sidérurgie et de l'automobile sont très affectés. Mais le plan de relance est une opportunité pour réorienter les investissements vers le centre du pays, réduire les inégalités entre les villes et les campagnes et accélérer la production de services et celle utilisant la haute technologie. 230 millions de travailleurs migrants sont menacés avec pour effets éventuels une recrudescence de la violence et une généralisation des mouvements sociaux.
L'Inde connaît également une chute de sa croissance. De 6,8 % en 2008 cette dernière est tombée à 5,6 % en 2009. L'Inde est moins dépendante du reste du monde que la Chine. Ses exportations représentent 22 % du PIB, contre 40 % pour la Chine (voir tableau 1). Le filet social y est également inexistant et la baisse d'activité des secteurs de pointe se répercute in fine sur les travailleurs journaliers. L'Inde a été également fortement touchée dans ses activités de sous-traitance informatique et d'exportation de services. L'énergie demeure le principal goulet d'étranglement. La politique keynésienne mise en œuvre se traduit, en décembre 2008, par un accroissement des dépenses publiques, notamment d'infrastructures, une réduction du taux d'intérêt de 10 %, un recul du prix du pétrole, une baisse de la taxe sur la valeur ajoutée, l'attribution d'allocations pour doper les exportations et des appuis aux secteurs utilisant de manière intensive le facteur travail, comme ceux du textile et de l'artisanat. L'agriculture demeure en outre le socle de l'économie.
Les nouveaux pays industriels à régime mixte, tels que le Brésil (8), en excédents de réserve et à faible endettement, à la fois exportateurs de produits industriels et agricoles, subissent une baisse des exportations en volume et en valeur. Le Brésil paraît vulnérable même si la croissance en 2009 a été de 5-6 %.
Suite a l'effet de relance des déficits budgétaires, les déséquilibres financiers se sont aggravés. Le dollar est passé en moins de trois mois de 1,80 à 2,5 reais ; le compte courant est négatif. Les secteurs des biens durables, notamment automobiles, sont affectés par la baisse de la demande de la part des classes moyennes du fait de la raréfaction du crédit. Les autorités monétaires ont dû abaisser le taux d'intérêt. Les politiques budgétaires ont ainsi la possibilité de relancer la croissance et de réduire les inégalités.
Les pays, dont la croissance est orientée vers l'extérieur, sont touchés par la baisse des exportations, le ralentissement du tourisme et la diminution des transferts des migrants. Le Maroc et la Tunisie, largement orientés vers TUE (80 % des échanges), visent à devenir des lieux d'accueil des firmes des pays émergents (par exemple dans l'automobile) et à se réorienter vers les marchés du Sud.
Les pays rentiers, à régime extraverti, ou semi rentiers, à régime mixte en excédents de réserve, exportant des hydrocarbures, connaissent une chute de leurs réserves de change (Russie, Algérie). La Russie, réserve minière et gazière, exporte des produits primaires en dollars et importe en euros. La rente énergétique n'a pas servi à diversifier l'économie. Les risques de dévaluation du rouble sont très forts. Mais la Russie reste une puissance militaire et gazière et dispose d'un " capital humain " et d'une tradition industrielle interdisant de la spécifier par sa seule spécialisation en produits primaires. L'Algérie, disposant d'un fonds de régulation des recettes pétrolières et de réserves de change (135 milliards de dollars en octobre 2008), est relativement prémunie contre les chocs extérieurs. Elle poursuit son projet d'investissements publics de 155 milliards de dollars (2005 à 2009) mais n'a pu mettre en place un secteur productif dynamique. Les cinq pays du Gulf Coopération Council (GCC) sont, certes, touchés par la crise financière et par la baisse du prix du pétrole, mais ils détiennent de nombreux fonds souverains : 1 500 milliards de dollars (dont 875 pour les Émirats arabes unis). Dans un contexte de baisse des revenus pétroliers, les fonds souverains se réorientent vers cette zone avec vraisemblablement un redéploiement vers les puissances occidentales lorsque les marchés auront touché le fond. Les principaux secteurs touchés sont l'immobilier notamment du fait de la raréfaction du crédit (9). La finance islamique (300 institutions qui pèsent pour 500 à 700 milliards de dollars d'actifs) interdite de spéculation résiste apparemment mieux (selon l'agence de notation Moody) car elle offre moins de produits toxiques et d'instruments financiers complexes. Elle n'est toutefois pas à l'abri, du fait du manque de liquidités, de la faiblesse du marché interbancaire et du poids élevé des obligations à court terme (90 % contre 67 % pour les banques conventionnelles, selon Me Kinsey). Le ralentissement de la croissance s'est en outre traduit par une baisse des transferts des migrants au sein de cette zone.
Les pays déficitaires à régime mixte comme l'Argentine ou l'Afrique du Sud, qui dépendent des capitaux étrangers et subissent un déficit des paiements courants, risquent au contraire de subir un fort ralentissement et un manque de crédit.
À plus long terme, les inconnues concernent la recomposition du système productif mondial. Le désinvestissement, dans certains secteurs touchés tels que l'immobilier, la construction et les mines, s'accompagne de repositionnements des firmes multinationales. D'un côté, les fusions/acquisitions sont limitées par un manque de trésorerie, un accès au crédit restreint et des anticipations pessimistes sur les marchés mais, de l'autre, elles sont stimulées par la sous-valorisation des actifs et les différentiels de croissance. Les risques sont également ceux des effets d'éviction liés à l'endettement des pays du Nord (3 000 milliards de dollars) limitant les capacités de financement et conduisant à un relèvement des taux d'intérêt. Malgré les réserves actuelles, les capacités de financement se réduiront au fur et à mesure que la crise durera. Enfin, les pays émergents n'ont pas de systèmes sociaux et fiscaux amortissant les effets sociaux. Les risques sociopoliti-ques, liés à la vulnérabilité des populations, sont ainsi particulièrement grands. (...)
(1) La spécialisation ne répond plus aux vieilles théories des avantages compa-ratifs en termes de coûts comparés ou de dotations factonelles Les avantages compétitifs sont transférés par les firmes (brevets, marques, technologie, organisa-tion) et construits par les autorités (attractivité, agglomérations territonalisées, infrastructures et investissements publics, politiques économiques). Les dotations factonelles, exception faites des ressources naturelles, sont largement créées
(2) NOLR de P£ - voir André Gunder Franck, Samir Amin, Celso Furtado. etc.
(3) En dix ans, la part du premier monde est passée de 82 % à 71 % du commerce mondial au profit des émergents le commerce porte de plus en plus sur les produits manufacturés (notamment biens intermédiaires et produits à haut niveau technologique), dont les échanges ont été multipliés par plus de 60 depuis 1950, et les services. La valeur ajoutée tend à se déplacer de l'amont vers l'aval des filières.
(4) Centre d'études prospectives et d'informations internationales.
(5) Observatoire français des conjonctures économiques (Sciences Po).
(6) L'indice de Gini mesure les inégalités de revenus d'un pays
(7) Elles avaient concerné, suite à la libéralisation financière, des économies à fort endettement à court terme, importatrices de capitaux à court terme dans un contexte risqué de forte volatilité avec appréciation de la monnaie. Elles se manifestaient par la fuite des capitaux et pat la chute des marchés des actions et des marchés des changes
(8) Voir Salâma P (20091. " Argentine. Brésil. Mexique face à la crise internationale ", Revue Tiers Monde. n° 197, janvier-mars.
(9) Ainsi Dubaï, dont les quatre piliers de la croissance sont l'immobilier, le tourisme, le commerce et la finance internationale, est principalement touché par la baisse de la construction. Cet émirat bénéficie toutefois du renflouement de Abu Dhabi Investment Authority.
L'article n'est pas reproduit dans son intégralité N° 197, janvier-mars 2009 Institut d'étude du développement économique et social (IEDES) 45 bis. avenue de Belle-Gabnelle 94736 Nogent sur Marne Cedex Tél. : 01 43 94 72 26 Fax : 01 43 94 72 44 tiermondôumv-parisl .fr
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