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La convention de génève à l'épreuve de la guerre en Irak

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Américains et Anglais dénoncent la violation par l'Irak du droit de la guerre, en l'occurrence de la convention de Genève sur le traitement des prisonniers. Justifié ?

Les conventions de 1949 stipulent que les forces armées, non seulement ne doivent pas maltraiter les prisonniers, mais ne doivent pas non plus les utiliser à des fins de propagande. Ce qui renvoie aux images. Saddam au début des hostilités, avait affirmé que l'Irak respecterait les conventions et demanderait à la coalition de faire de même. Pour le moment, on ne lui reproche pas de mauvais traitements sur les prisonniers, mais la diffusion d'images de soldats américains " interceptés ". Procès un peu unilatéral, puisque l'on a vu nombre d'images de prisonniers irakiens, y compris pendant qu'on les interrogeait, sans que Rumsfeld ne s'en émeuve.

Les conventions ont-elles été respectées dans les conflits précédents ?

Le Vietcong a torturé des prisonniers américains. Les conventions ont été violées dans les conflits ethniques comme dans les guerres de l'ex-Yougoslavie. Mais, d'une façon générale, dans les conflits récents impliquant des forces occidentales, elles ont été respectées, et le plus souvent par les deux parties. Désormais, les deux camps devraient veiller à les respecter. Les Américains, parce que ça leur permet de ramener dans le cadre du droit international une guerre dont la légitimité est contestée. Et l'Irak, parce qu'il entend se présenter comme agressé.

Mais les Américains ne violent-ils pas le droit humanitaire avec les prisonniers afghans de Guantanamo ?

Ils considèrent que ce n'est pas du ressort de la Convention car il s'agirait de terrorisme, de combattants illégaux et de mercenaires. Au moment de la guerre d l'Afghanistan, Bush a fait voter une loi stipulant que les prisonniers faits en Afghanistan et soupçonnés de lien avec le terrorisme seraient jugés par un tribunal militaire, mais pas en tant que militaires. Ce faisant, les Américains sont en conformité avec leur législation, mais à l'évidence en contradiction totale avec le droit international.

Barthélémy Courmont
Chercheur à l'IRIS

Barthélémy Courmont par Paul Meunier - Sud Ouest - 26mars





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