A Nancy, un homme seul préparait une action

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Un carnage évité de justesse en Allemagne, des attentats déjoués in extremis en Grande-Bretagne et derrière, à chaque fois, des cellules terroristes autonomes, presque artisanales. Pour Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l"Iris, il va falloir s"habituer à cette nouvelle forme de terrorisme. Y compris en France.

Que vous inspire le complot terroriste dejoue en Allemagne ?

Cela semble confirmer la tendance au microterrorisme observée depuis plusieurs mois. De petites cellules autonomes qui travaillent dans leur coin confectionnant elles-mêmes leurs bombes. On pourrait presque dire qu"ils font le jihad dans leur coin. Ça ne rend pas la menace moins importante, bien au contraire.

Pourquoi ?

Parce que la lutte contre ce terrorisme est un vrai casse-tête. On ne peut pas évaluer exactement la menace puisqu'elle est le fait de petits groupes souvent parfaitement intégrés dans la société, comme les médecins impliqués dans les tentatives d'attentats en Grande-Bretagne.Face à cela, les services de renseignements sont un peu démunis.

Des cellules comme celles-la existent-elles en France ?

J'ai envie de dire qu'on ne le saura que le jour où elles seront démantelées. La menace existe en France, c'est sûr. Le cas du suspect arrêté à Nancy au printemps est emblématique : un homme seul qui préparait une action avec son ordinateur. Une logistique minimale mais la possibitité d'entrer en contact avec le monde entier via Internet.

Jean-Pierre Maulny par Da. D / Le Parisien / 6 septembre 2007



Jean-Pierre Maulny
Directeur adjoint de l'IRIS