En Algérie, Sarkozy n’a pas une très bonne image

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Pour son premier déplacement hors d'Europe depuis le 16 mai, Nicolas Sarkozy a choisi l'Algérie, où il a été accueilli hier par le président Bouteflika, avant de s'envoler pour la Tunisie.

Quel était l'objectif du déplacement de Nicolas Sarkozy ?

L'intérêt, c'est d'arrimer une relation bilatérale sur des dossiers qui ne risquent pas de souffrir des vicissitudes de l'histoire. Quand on fait affaire, on ne se fait pas la guerre. L'un des dossiers abordés, c'était cette idée d'Union méditerranéenne, dont personne ne sait ce qu'elle recouvre. Il y a bien sûr la question de la sécurité et du terrorisme. Les pays du Maghreb sont aussi censés faire office de zones tampons face aux flux venus d'Afrique noire. Enfin, un partenariat stratégique entre GDF et le groupe algérien Sonatrach est étudié, Nicolas Sarkozy n'étant pas forcément favorable à une fusion avec Suez.

Qu'en est-il de la position de la France sur son passé colonial ?

Des excuses ou une repentance semblent totalement exclues. Nicolas Sarkozy doit aussi gérer les différentes sensibilités de son électorat, notamment au sud de la France.

De quelle image jouit Nicolas Sarkozy en Algérie ?

Il n'a pas une très bonne image auprès de l'opinion publique, notamment à cause de ses déclarations durant les émeutes en banlieue. Les dirigeants estiment que c'est un homme avec lequel il est facile de dialoguer. En général, ils préfèrent les dirigeants de droite à la gauche française, compte tenu du poids de l'histoire.

Kader Abderrahim par C.C. / Métro / 11 juillet 2007



Kader Abderrahim
Chercheur associé