Barthélémy Courmont, chercheur à l’Institut de recherche internationale et stratégique (Iris), doute d’une prochaine amélioration de la situation. « Aucune solution acceptable pour le retour à la souveraineté irakienne n’a encore été trouvée. Le respect de l’échéance du 30 juin parait donc peu probable. Le “ bourbier ” irakien n’a pas évolué. Presque chaque jour, des soldats de la coalition ou des Irakiens sont tués. Ces attaques sont organisées par une infime partie de la population, afin de retarder la “ démocratisation ” du régime. La situation pourrait basculer. L’administrateur civil américain, Paul Bremer, estime que les nouvelles forces de sécurité irakiennes auront besoin de l’appui de troupes étrangères au-delà du 30 juin. A l’opposé de membres de l’administration Bush, pressés de voir rentrer les soldats, Bremer prône une transition politique et un désengagement progressifs. Si les Américains quittent le pays du jour au lendemain, ce serait un aveu d’échec. »
Barthélémy Courmont par Robin Assous - 20 Minutes - 18 mars 2004