Une réponse purement militaire, ou la neutralisation de l’ancien président irakien Saddam Hussein seront insuffisantes pour contrer les attentats qui se multiplient en Irak, ont estimé des experts français du renseignement et des affaires internationales.
Barthélémy Courmont, spécialiste de la politique étrangère américaine à l’Institut de Relations Internationales et stratégiques (IRIS) estime que les troupes d’occupation ont affaire d’abord à d’anciens soldats de Saddam ainsi qu’à une résistance nationale «spontanée», qui se nourrit de la «frustration» croissante des Irakiens, mais aussi à des mouvements radicaux étrangers dont certains se revendiquent du réseau Al-Qaïda. Ces différents groupes ne sont pas coordonnés. Pour lui, «l’Irak reste le meilleur endroit symbolique pour frapper les Etats-Unis et l’Occident.»
Dans ce contexte l’arrestation ou l’élimination de Saddam Hussein, qui échappe aux recherches américaines depuis plus de six mois, n’aurait qu’un impact limité sur le niveau de violence en Irak.
Barthélémy Courmont pour l’AFP - 29 octobre 2003